‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 28 sur 239 · I '1 JO-LAN · texte numérisé non relu

I '1 JO-LAN

LES PETITES DYNASTIES

une ambassade vint à la cour, envoyée par Ngan-tou (Antonin), empereur de Tais in. — Ta-ts'in, Li-kien et Foulin ont pour capitale Ngan-tou ; en partant de l'Arabie, elle est éloignée de io.oco li ; en partant de la Chine, de 40.000 //. — Le royaume de Ta-ts in esta l'ouest ; il est situé entre deux mers, et lorsqu'on est au milieu, on voit la mer de chaque côté. » (annales des Ouc'e et des Hun.)

Nous pourrions multiplier ces citations, mais celles-ci suffisent pour démontrer que les Chinois avaient de fréquentsrapportsavec l'Occident, connaissaient l'empire romain, l'Italie, voire même la ville de Rome.

Examinons maintenant quelques monuments de ces premiers siècles.

Une croix de fer fut découverte au Kiang-si. Elle porte le nom de l'empereur Soun-ou, souverain du royaume de On dont nous avons parlé plus haut, et qui régnait vers l'an 230. Mgr Rouger, Vicaire Apostolique du Kiang-si, nous donne sur ce monument les détails suivants ; sa lettre est du 15 janvier 1S86.

<£ Nous avons à Ki neau une

belle et grande croix de fer, de la forme dite de Saint-André. Il paraît que cette croix de fer n'est nullement un objet profane, puisque les écrivains du passé ont célébré les merveilles qu'elle opérait jadis, et que les populations l'honorent encore aujourd'hui d'un culte religieux tout particulier, l'appelant Chetsep 'ou-sa (divinité de la croix). On la salue, on lui offre des chandelles, des bâtons odoriférants et le sang d'un coq immolé à ses pieds. L'édifice qui la recouvre lui était primitivement réservé d'une manière exclusive ; elle en occupait le milieu, entourée de sentences poétiques qui sont reproduites de chaque côté de la gravure. Les expressions Ouan-

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