SSE-MA-KOUANG
ichou-si.
Tche-tsoung, âgé seulement de 10 ans, étant monté sur le trône, l'impératrice-mère gouverna et répara toutes les injustices commises sous le règne précédent. Soii-che fut nommé précepteur du jeune prince, qui non seulement l'estimait, mais l'aimait sincèrement. A la mort de la régente, Tche-tsoung, âgé de iS ans, oublia bien vite les sages conseils de Sou-c/ic et le renvoya en province, comme gouverneur de
PEKING
Hang-tcheou. L'administration de Souche fut prudente et sage ; il fit de grands travaux, creusa des canaux, arrêta les inondations qui menaçaient de tout détruire, et rendit son peuple heureux ; malgré cela, il retomba en disgrâce et fut réduit presque à la mendicité. Abandonné de tous, il voulut se construire une petite cabane dans un lieu désert, mais il n'avait pas même de quoi en faire les frais ; alors il écrivit une planchette clouée au bout d'un bâton : « Moi, Sou-che, exilé, n'ayant ni feu ni lieu, je n'ai pas de quoi me construire un abri. » Les lettrés firent une souscription et lui bâtirent une petite maison, à laquelle ils ajoutèrent un jardin ; c'est là qu'il vécut en philosophe et fit ses commentaires sur le i T-king. Il composa de nombreux ouvrages, entre autres celui qui a pour titre « Chou le iucn »,
et qui contient une explication très estimée du Chouking. 11 mourut en l'année i 101.
TCHOU-SI.— Tchou-si naquit dans la province de Ngan-hoée, l'an i i 50. A 19 ans, il fut reçu docteur et se livra à l'étude des livres bouddhistes jusqu'à sa vingt - quatrième année ; on dit même qu'il se fit bonze. Reconnaissant ses erreurs, il ne cessa dans la suite de combattre avec acharnement les bouddhistes et les taoïstes. Tchou-si commença par
commenter le Ta-sio, puis le Tchoîing-youitg, enfin tous les classiques, et ses commentaires sont encore aujourd hui étudiés dans les écoles. Son style élevé en même temps que clair, sa phraséologie agréable, font que ses écrits sont fort goûtés des lettrés. Nommé préfet de Tchang-tckeou\ il fut accusé par ses ennemis et comme homme politique, et comme littérateur ; vers l'an 1196, il perdit tous ses emplois. Miné par les ennuis et les infirmités, il mourutl'an i2CO,sous le règne de Miug-tsoung. NGO-YANG-SIOU. — Un illustre savant vivait aussi sous la dynastie des Soung, il se nommait iVgo-yang-siou, et était le président du premier tribunal littéraire. C'est lui qui, en 1057, fit passer les examens au célèbre Sou-che, et qui le présenta à l'empereur. 11 fut son protecteur et son ami ; grâce à lui, Sou che put se défendre contre les attaques du ministre Oucnig-ngan-che. Ce grand homme prononça le panégyrique de Sse-ma-houano: — Toutes ces biographies, fastidieuses
DYNASTIE DES LEAO
peut-être, nous ont semblé toutefois devoir titre esquissées rapidement ; car il était difficile de passer sous silence ces hommes célèbres dont le nom est dans toutes les bouches, et dont tout Chinois connaît les ouvrages.
\ dvnastie chinoise des
Sou?i.
£-ne parvint jamais
à s'implanter d'une manière définitive dans les provinces du nord de l'empire : elle fut constamment refoulée dansle midi par Ki-tan; on donnait ce nom aux Tartares orientaux. Ils s'étaient établis dans le Léaotoiuig, après avoir subjugué toutes les peuplades qui se trouvaient dans la Corée, la Mantchourie et une partie de la Mongolie orientale actuelle. Leur dynastie se nommait Lt'ao, et la famille impériale avait nom Yé-lu ; ses neuf empereurs régnèrent de 917 à 1 126.
En 1023, l'empereur chinois Jen-tsoung fit avec eux une paix honteuse et leur paya un tribut de 200,000 onces d'argent. Le nord du Pc tche-ly et la ville de Yeoîitcheoîi tombèrent entre leurs mains ; c'est là qu'ils construisirent leurcapitale dusud, qui reçut le nom de \ 'cn-king (Péking), comme nousl'avons dit dans l'Introduction.
Cependant XttsLéao n'étendirent pas leurs possessions plus loin que T'ien-tsiii. et nous lisons dans leurs Annales que le canal unissant la capitale au fleuve Pé-ho servait déjà, comme aujourd'hui, au transport des grains.
En 1 101, l'empereur Hoc-tso7tng de la dynastie chinoise, voyant qu'il ne