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L'IMPÉRATRICE OU-TSE-T'IEX

PEKING

LÉOU-TSOUNG-YUEN. — Ce poète naquit dans le Chan-si. Il se livra dès sa jeunesse à l'étude des meilleurs auteurs de la dernière dynastie. S'étant fait recevoir

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LÊOU-TSOUNG-YUEN.

bachelier, puis docteur, il fut, grâce à deux protecteurs éminents, nommé gouverneur de Lan 1/ n-sien, sous-préfecture de troisième ordre. Non seulement il n'opprima pas son peuple, mais, dans une année de disette, il le fit exempter des impôts et secourir avec les deniers publics. Teu-isoung, en 803, l'appela à la cour ; il remplaça Han-iu

DYNASTIE DES T'ANG

dans la charge de censeur. Disgracié sur de fausses accusations, il alla gouverner la ville de Léoutc/iéou, ce qui remplit de joie les lettrés et les mandarins subalternes

de cette préfecture. Miné par le chagrin de se voir éloigné de la capitale, il mourut à quarante-sept ans. On lui fit de magnifiques funérailles, et sa tablette fut placée dans une pagode.

PEKING

FANG-SUEN-LING. — Citons pour mémoire le nom de Fangsuen-ling, l'illustre ministre du fondateur de la dynastie des Tang. C'est lui que l'empereur députa pour aller à la rencontre SOlopen, comme le rapporte l'inscription de Singanfou. Taè-tsoung avait épousé une des filles de Fangsuen-littg, qui mourut dans un âge très avancé. L'empereur fit placer son tombeau à côté de celui de son propre

Père- • • • Ul ' v

YAO-TCH'OUNG. — Un autre ministre non moins remarquable, nomme 1 ao-

tch'oung, vivait aussi à la cour des Tang, sous l'empereur Suen-tsoung. En 721, sur son lit de mort, il recommanda à sa famille «de ne point se laisser séduire par la fausse religion de Bouddha ; de ne point avoir de rapports avec les Taoche et les bonzes, de rester attachée à la doctrine immuable qui ne pouvait périr, etc. » Etait-ce la doctrine chrétienne prêchée alors avec tant de fruit par Olopen et ses successeurs ?

TOU-FOU. — Ce poète, natif de Chen-si, eut beau étudier, il ne réussit dans aucun examen et s'adonna entièrement à la poésie. Ses succès en ce genrefurent si brillants qu'il fut appelé à lacour et présenta trois pièces de poésie remarquables à l'empe-

MOUNG-HAO-JAN

reur Suen-tsoung. On le félicita, mais sans lui donner de charge lucrative. Il fit alors un curieux placet à l'empereur, où il exposait sa pauvreté : «Si Votre Majesté n'y met ordre, elle entendra bientôt dire que le pauvre Ton fou est mort de froid et de faim. » Gratifié d'une petite pension qui ne lui fut point continuée, il retomba dans la misère. L'empereur Sou-tsoung, auquel il s'adressa, le nomma censeur, mais sa trop grande franchise ne lui permit pas de garder longtemps ce poste ; original du reste et capricieux, il passait de longs mois clans les montagnes, à vivre de ce qui lui tombait sous la main. En 772, il faillit se noyer en traversant une rivière ; retiré de l'eau presque par miracle, ii fut reconnu, soigné, choyé, car son nom était célèbre. Dix jours après, on lui offrit un grand dîner de convalescence pendant lequel il abusa tellement de la nourriture et de la boisson, qu'on le trouva mort le lendemain.

LI-T'AÈ-PÈ. — Né dans le Sse-tcliouan, et non moins célèbre que le précédent, Li-t'aè-pè, vers l'an 742, se rendit à la cour. On n'osait le présenter à l'empereur à cause de son peu de sobriété ; il était presque sans cesse pris de vin. Il promit de

DYNASTIE DES T'ANG

ne plus s'enivrer. Le souverain l'accepta sur cette promesse, et Li-t'dè-pè, qui joignait à la poésie un beau talent musical, eut de brillants succès. Un de ses plus grands plaisirs était de mener une vie vagabonde; aussi s'empressa-t-il de quitter la cour, sur une légère accusation faite contre lui. Il n'aimait rien tant que de parcourir les cabarets et d'y boire jusqu'à perdre la raison. Cependant, ses ouvrages étaient tellement estimés, qu'on lui pardonnait tous ses excès et qu'il était bien reçu partout. Un seigneur de ses amis s'étant révolté, Li-t'aè-pè fut impliqué dans cette affaire et condamné à mort ; sa peine, à la prière de Kouo-tse-i, fut commuée en celle d'un exil perpétuel ; mais peu à près traversant un fleuve, 1 ebriété le fit chanceler, la barque chavira et il se noya. C'était en l'année 763 ; il était âgé de soixante ans.

MOUNG-HAO-JAN.

— Ce poète, né de parents très pauvres, ne chercha point les dignités ni les grades. Il aimait à courir la campagne en toute liberté et passait son temps à composer, sous les om-

brages ou au bord des ruisseaux, des poésies pleines de verve et d'entrain. Il affectionnait spécialement le froid et surtout la neige ; enveloppé dans son manteau et assis sur quelque tronc d'arbre, il composait ses plus belles pièces de vers. Le bonze Onang-ouée, poète lui-même, et surtout

peintre de talent, fit le portrait de Moung-hao-jan, dont les ouvrages font les délices des lettrés.

soung-t'aè-tsou, fondateur de la dynastie des soung.

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Après la mort de Ou-tse-t'ien, la belle dynastie des Tang occupa le trône de la Chine pendant quelques années encore, mais elle marchait rapidement à sa ruine. Les empereurs, affaiblis par la mollesse et livrés aux eunuques, s'occupèrent peu du gouvernement de l'empire. En 901, exaspéré par leur insolence, qu'ils avaient poussée jusqu'à retenir le souverain en prison, un officier général nommé Léarig s'empara de tous les eunuques qu'il put rencontrer, en massacra plusieurs centaines et rendit la liberté à l'empereur. Peu après, un décret fut porté qui ordonnait la mort de tous les eunuques quels qu'ils fussent ; il fut exécuté, et dans la seule capitale de Si-ngan-fou plus de 700 furent tués sans pitié. L'empereur Tchaosiang ti régna deux ans à peine, et fut détrôné par ce même Lc'ang, qui établit une dynastie portant son nom. Alors, pendant un demi-siècle, l'empire fut dans une anarchie complète, et plusieurs autres petites dynasties se succédèrent ; mais en 960, T aè-tsou fonda celle des Souttg, qui devait conserver le trône de Chine pendant 319 ans. - — ■ Tac-tsou, quoique grand guerrier, protégea les lettres, fit réimprimer les livres anciens, ouvrit des collèges et réglementa les études ; aussi la dynastie vit-elle naître des historiens, des lettrés, des poètes, dont les œuvres sont fort appréciées.

SSE-MA-KOUANG. — Ce grand historien était de l'illustre famille des Sse-ma, auxquels la Chine devait déjà le fameux Sse-ma-ts'ien ; il était originaire du CJien-si. Reçu docteur, il fut, malgré sa jeunesse, préféré par l'empereur à tous les autres prétendants, et nommé gouverneur de Sou-tckeou '■ ; mais son père Sse-ma-tche étant mort, il fut obligé de déposer sa charge. Sur la proposition de Panez, généralissime des troupes du Chen-si, il reçut le commandement de la ville de Pin-tckeou, et ses sages conseils ne contribuèrent pas peu au succès de l'expédition contre les Tartares qui menaçaient d'envahir la Chine. La paix faite, on le nomma gouverneur général de Kaè-foung-fou, dans le Ho-nan, et censeur de l'empire, charge dans laquelle il montra la plus grande sincérité. Malgré sa franchise, l'empereur Jcn-tsoung lui conserva sa faveur jusqu'à la fin de son règne (1063). Son successeur fut lin-tsoung, et Sse-ma-kouang aida l'impératrice régente dans le gouvernement de l'État ; elle appréciait les conseils et l'expérience de ce sage ministre. Mort à 36 ans, lin-tsoung fut remplacé par Chen-tsoung, son fils, qui choisit Sse-ma-kouang pour ministre d'Etat, puis pour président de l'académie des 1 fan-lin. Trompé par de faux rapports, l'empereur éloigna de la cour Sse-ma- kouang, qui se retira à Lo-jang, oii il travailla pendant quinze années aux ouvrages qui devaient immortaliser son nom. On lui doit l'histoire universelle (Tse-tche-£oung-kien), qui commence à l'année 403 avant Jésus- [ST pour se terminer à l'année 960 de l'ère chrétienne. Ayant appris la mort de Chen-tsoting, il partit de Lo-yang pour aller rendre ses devoirs à l'empereur défunt, et il fut retenu par l'impératrice régente. Il termina sa carrière en rendant la paix à 1 empire par un traité glorieux ; il était allé lui-même comme ministre plénipotentiaire chez les 1 artares, et leur empereur Li-pin-tchang lui avait accordé toutes ses demandes. Sse-ma-kouang mourut à l'âge de 68 ans, comblé d'honneurs, après une vie uniquement consacrée au service de sa patrie (1086).

SOI -CI IL. -- Sou che naquit dans le Sse-tcKouan d'une famille mandarinale, et fut élevé par sa mère, la vertueuse 'J'cli cng-clie. Vers l'an 1057, il se présenta aux examens à la capitale et fut reçu docteur par le fameux Ngo-yang-siou, chef du tribunal littéraire. Sa science profonde, dont l'examinateur avait parlé au souverain, lui valut 1 entrée à la cour ; mais la jalouse rivalité du ministre Ouang-ngan-che arrêta

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bien longtemps son avancement. Par les intrigues de ce ministre, il fut exclu de la place d'historiographe qui lui revenait de droit ; plusieurs fois faussement accusé, il accepta le commandement d'une simple ville de troisième ordre. En l'année 1086,

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