‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 75 sur 239 · LEQUEL FUT BATI ET DEDIE · texte numérisé non relu

LEQUEL FUT BATI ET DEDIE

EN L'AN MDCL.

DE CHOUN-TCHE LA VIIe ANNÉE.

» Le P. Jean-Adam Schall, Allemand, religieux profès de la Compagnie de Jésus et l'auteur dudit calendrier, lègue cette maison à ses successeurs, laquelle il a fait bâtir avec grande peine et travail. » (kircher.)

En face de ce monument s'élevait un grand portique ou arc de triomphe en marbre blanc, avec cette inscription : Cet arc de triomphe a été élevé en signe de reconnaissance, et dédié à Dieu et à la Sainte Vierge en l'an de grâce 1652. Sur le fronton extérieur on voyait quatre caractères gravés et dorés, donnés par l'empereur. Les dimanches et fêtes, on se rendait en foule dans cette église, même des villages voisins ; des catéchistes étaient préposés pour recevoir les visiteurs et instruire les catéchumènes. Son érection et la faveur impériale portèrent à un haut degré le prestige des missionnaires.

On peut voir en dedans de la porte Choun-tche-men l'ancienne église plusieurs fois reconstruite, et les pavillons jaunes recouvrant les stèles sur lesquelles sont sculptés les décrets impériaux ; elles sont religieusement conservées. Du temps des persécutions, on avait fermé cette église et détruit les bâtiments; la toiture était effondrée, les stèles à terre et sans pavillons. Ces ruines ont été relevées en 1S61.

. l-ii/a-onaug mourut en 1651, laissant l'empire pacifié. C'est à lui que la dynastie des Tsiug doit son élévation. Il eut, paraît-il, vers la fin de sa vie un moment d'ambition, et songea même à supplanter son neveu sur le trône de Chine. Le jeune empereur, après avoir pris les rênes du gouvernement, ayant eu connaissance des vues ambitieuses de son oncle qu'on lui représenta comme un traître, oublia tout ce

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