CONCLUSION
L'union chrétienne ne peut se réaliser que sur ce seul solide fondement, la foi en Jésus Christ.
Doivent être reconnus comme chrétiens tous ceux qui croient au Christ, le reconnaissant comme Sauveur, comme Maître et comme modèle.
Le signe visible de cette foi, ce ne sera plus un symbole, qui ne peut que diviser, mais une prière (la prière unit), l'oraison dominicale, donnée par le Seigneur lui-même, où se trouvent, non comme théories mais comme cris du cœur, " Notre Père qui es aux deux," la foi au Père céleste, la foi dans la fraternité humaine, et la foi dans l'immortalité, trois vérités constatées par ces paroles : ' ' Père (paternité), notre (fraternité), qui es aux cieux (les possessions du Père sur l'héritage de ses enfants).
Dans cette divine formule se trouvent en outre
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un esprit de révérence : u Ton nom soit sanctifié.'' Un esprit de ferveur : M Ton règne arrive.'" Un esprit d'obéissance : "Ta volonté soit faite." Un esprit de dépendance : " Donne-nous aujourd'hui. " Un esprit de repentance : " Pardonne-nous." Un esprit de miséricorde : u Comme nous pardonnons." Un esprit de vigilance : " Ne nous laisse point succomber." Un esprit de délivrance ou de liberté : (i Délivre-nous du mal.'"
Jésus comme chef, sa croix comme drapeau, son Evangile comme code, la prière du Seigneur résumant tous nos devoirs et tous nos besoins, voilà le christianisme et voilà la catholicité invisible aujourd'hui, mais telle qu'elle se manifestera un jour, nous avons tout sujet de l'espérer, dans l'église épiscopale, remontant par son histoire jusqu'au premier âge chrétien, sans prétention à l'infaillibilité ni à l'immutabilité ; admettant et sachant appliquer à l'occasion les principes de la réforme et la loi du progrès ; prête toujours à conformer son enseignement aux vérités scientifiques devenues incontestables ; à adapter son organisation et son culte aux exigences des temps et des lieux, et se recommandant aujourd'hui plus qu'aucune autre communion par le nombre et la variété de ses œuvres de bienfaisance.
" Aux fruits on connaît l'arbre."
Je me la représente comme une immense cathé-
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drale, avec sa grande nef, ses bas-côtés et son transsept. Dans son aile droite se rassemblent tous ceux de ses membres qui lui viennent de Rome par la porte de ce côté ! Par la porte en face entrent pour se réunir dans son aile gauche les orthodoxes protestants de noms divers. Elle tient sa grande porte centrale toujours ouverte et par elle lui arrivent tous les libéraux -croyant en Jésus-Christ, tous les adorateurs en esprit et en vérité, suivis à la fin des descendants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob; et tous ainsi réunis adorent le père commun dans un esprit de vraie fraternité ! Et la prière des générations, " que ton règne arrive," est enfin exaucée, et le vœu suprême du Maître est réalisé !
Tous sont un en Dieu et dans son église, et il n'y a plus qu'un seul troupeau sous la garde du seul pasteur suprême, Jésus Christ.
Au moment où allait s'engager une bataille qui devait être décisive, le roi de France Henri IV, s'adressant à ses guerriers leur dit: " Soldats, vous êtes français, je suis votre roi, voilà l'ennemi." Et cette bataille se termina par une éclatante victoire pour l'armée royale !
Nous pouvons nous représenter à cette heure Jésus, le roi immortel des âmes, disant à ses disciples : " Enfants du Père céleste, vous êtes
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chrétiens, je suis votre roi, l'esprit ce secte, l'esprit de celui qui divise pour régner, voilà mon ennemi et voilà le vôtre."
Sous ce divin chef, combattons résolument, et un jour sur le champ du combat, qui est le monde, la foi chrétienne verra s'élever la croix la plus monumentale qui fut jamais, avec cette însc rappelant les triomphes du christianisme sur le monde païen, mais proclamant cette fois sa souveraineté universelle :
" Christus vincit, christus régnât, christus ::npera:: Amen ! "