ACTE III
UN AUTRE APPARTEMENT DANS LE CHATEAU. — Mélisande file sa quenouille au fond de la chambre; Pelléas est auprès d’elle. Yniold, fils de Golaud, et d’un premier lit, leur tient fidèle compagnie, que, sans doute, ils réclament de son innocence. Tout à coup, l'enfant pleure : « Petite mère, vous allez partir... » Son attention est détournée par un combat, aperçu par la fenêtre, des cygnes contre les chiens. Les chiens Sont chassés par les cygnes.…. Goiaud revient de la chasse et; entrant dans la chambre où Pelléas et Mélisande se tiennent dans l'obscurité, il s’aperçoit que tous deux ont pleuré.
UXE DES TOURS DU CHATEAU. UN CHEMIN DE RON£E PASSE SOUS UNE FENÊTRE DE LA TOUR. — Mélisande, à la fenêtre, pendent qu’elle peigne ses cheveux dénoués, chante la chanson des Trois sœurs aveugles. Pelléas entre par le chemin de ronde. Mélisande se penche à la fenêtre et ses cheveux descendent de la tour, inondant Pelléas « jusqu'aux genoux ». — « Ils sont Lièdes et doux conime s'ils tombaient äu ciel !... Entends-tu mes baisers ? Ils s'élèvent le long des mille mailles d’or... » Des colombes s’envolent de la tour. Par le chemin de ronde, Golaud entre : « Que faites-vous ici ?.…. Vous êtes des enfants ! Ne jouez pas ainsi dans l'obscurité. Vous êtes des enfants... Quels enfants! Quels enfants! »
LES SOUTERRAINS DU CHATEAU. — Golaud montre à Pelléas les souterrains du château : « Voyez-vous le gouffre, Pelléas P... » — « Oui ; je crois que je