PAR OR IN EP PSE © A DEL
vois le fond du gouffre... Est-ce la lumière qui tremble ainsi ?.…. Vous... »
ÜKE TERRASSE AU SORTIR DES SOUTERRAINS. — Pek Iéas respire. Golaud, après quelques propos insignifiants, dit : « A propos de Mélisande, j'ai entendu ce qui s’est passé et ce qui s’est dit hier au soir. Je le Sais bien, ce sont là jeux d'enfants ; mais il ne faut pas qu'ils se renouvellent... Evitezla autant que possible, mais sans affectation d'’ail-
leurs, sans affectation. Qu'est-ce que je vois 1à ?... » — « Des troupeaux qu'on mène vers ia ville... » — &«.… On dirait qu'ils sentent déjà
le boucher ? »
DEVANT LE CHATEAU. — Golaud interroge Yniotd : « De quoi parlent-ils quand ils sont ensemble ?.… Tu es foujours auprès d’eux ? » — « Oui ; oui ; toujours, toujours, petit père... Ils ont peur quand je ne suis pas là... » — « … Ils s’'embrassent quelquefois ? » — « Ils s’embrassent, pelit père ?... Non, non. — Ah ! si, petit père, si, si ; une fois, une fois qu'il pleuvait..… » Pendant cet entretien, Golaud voit « passer un loup dans la forêt » et il montre à Yniold des « pauvres qui essaient d’allumer un pelit feu dans la forêt... et le vieux jardimier qui essaie de soulever un arbre que le vent a jeté en travers du chemin... » et que ses forces trahissent. Go'aud conclut : « Il n’y a rien à faire à tout cela. » Tout à coup : « Veux-tu voir petite mère P » dil-il à son fils, — « Oui, oui, je veux la voir ! » Golaud hisse l’enfant à hauteur de la fenêtre... « Que font-ils ?... » — ‘« . J'ai peur, petit père, laissez-moi descendre... » — « Regarde ! Regarde !... » — « Oh ! oh ! je vais crier, petit père! Laissez-moi descendre! Laissez: moi descendre !... »