‹ Pendant le terreurChapitre 2 sur 84 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

n'a pu reprendre ce projet et ce n'est qu'aujourd'hui qu'uQ des descendants de Roucher, héritier de son nom et possesseur de la plupart de ses manuscrits, peut exécuter la promesse solennelle qu'il avait faite d'ouvrir ce dossier précieux pour l'histoire duxvni'' siècle et des premiers jours de la Révolution.

Un aulre descendant du poète, un pelit-fils d'Eulalie a, lui aussi, apporlé les quelques papiers qu'il possédait.

Tous deux, unis par une profonde affection, ont rassemblé, depuis plus de dix ans, les lettres de Roucher qu'ils ont pu acquérir dans les collections particulières ; ils ont racheté les manuscrits égarés du vivant même du poète et ces livres qu'il aimait tant, qu'il annotait à chaque page, et que la loi du 10 mars 179i avait dispersés au vent des enchères.

Ici s'arrête l'œuvre commune.

Celui qui a signé ce livre, plus libre de son temps, a parcouru les bibliothèques et les archives. Il a obtenu d'un respectable vieillard, M. Parent de Rosan, qui a presque vu la Terreur, la communication d'un dessin des plus intéressants qui rappelle la vie de Saint-Lazare et dans lequel le peintre Hubert Robert et Roucher jouent le premier rôle.

Il a mis en œuvre tous ces documents.

S'il tient à revendiquer la composition de ce livre,

rnftFACK. III

c'est bien plus pour assumer à lui seul les responsabilités que ses idées politiques pourraient entraîner un jour que pour s'approprier une œuvre qui l'a déjà indemnisé de son labeur par le plaisir qu'il en a éprouvé et dont l'exécution restera parmi ses meilleurs souvenirs littéraires.

Paris, le 23 février 1890.

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