Ihid., t. II, p
3. Ihid., t. II, p. 260. — Il est aussi revenu siir la théorie émise par Joaii-J;icques Rousseau dans] sa Lettre sur les t/iédtres (t. II, p. 185).
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que le jugemeiil dovunirn' plus solide au milieu d»- la frivolité! C'est dans la retraite (|ue naissent les errandcs conce]itions. C'est là surtout que clia(jue génie conserve son caractère d'originalité, car la nature ne fait rien de semblable... Mais ce qu'on perd surtout dans le monde, c'est la sensibilité qui fait pout-ètre tout le génie des grands poètes. Klle s'évapore, pour ainsi dire, au milieu de la dissipation'.
Cependant, l'aniour de la solitude et de la retraite n'exclut pas quelques bonnes et solides aflections. Roucher était tout à sa liaison avec le président Dupaty. C'était, il l'a dit luimême, une amitié « à la Montaigne », qui rappelle aussi par certains côtés celle de Saint-EvreiTiond et de d'Aubigny.
Le président dont on citait des mots charmants, entre autres celui-ci dans un salon : <( En ce temps-là, marquise, j'étais amoureux », et, s'interrompant : « Cela doit vous étonner qu'on ail pu être amoureux avant de vous connaître -, Dupaty, avant d'être l'ami de lloucher, avait été son introducteur auprès de Turgol.
Les relations avaient bien vite changé de caractère; le magistrat, en butte aux tracasseries du pouvoir, soumettait à Roucher non seulement ses élégies ou ses vers, mais même ses discours judiciaires. Il tenait compte de ses critiques, ainsi que l'indiquent les manuscrits retrouvés dans les papiers du poète.
C'est par là, et en se souvenant encore des relations de Roucher avec un autre magistrat, Duval d'Eprémesnil, que le poète entra dans cette opposition parlementaire qui marcpie une des premières formes de l'évolution lii)érale pendant ces années qui précèdent la Révolution.
On y agissait parallèlement aux encyclopédistes. Dans la