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fréquenlatioQ de ces esprits, alors très avancés, Rouchcr puisa le germe de bien des idées politiques ou sociales que nous verrons se développer avec les années et au feu des événements.
En attendant, la confiance la plus absolue régnait entre les deux amis. Dupaly s'enthousiasmait à la lecture des Glaciers, ce morceau qui fut très répandu dans le monde vers 1777*. Il se chargeait de remettre les prospectus des Mois à tous les magistrats qu'il fréquentait et il accompagnait cette distribution des plus chaleureux appels. A son retour d'Italie, il rapportait au poète une branche de laurier cueillie à son intention sur le tombeau de Virgile.
Roucher, de son côté, faisait pour le magistrat ce qu'il avait fait pour Turgot. Il célébrait, dans son poème, l'impartialité et la vertu de l'incorruptible président.
Au magistrat prévaricateur qu"'il avait stigmatisé dans des — vers indignés. — que la censure d'ailleurs avait effacés, Roucher opposait l'homme vertueux, intrépide, équitable qui était son ami. Sa voix s'élevait avec le sujet et la poésie atteignait à la grande éloquence :
Poursuis donc, Diipaty, la course glorieuse;
Et tandis qu'au Sénat ta main victorieuse
Couvrira l'opprimé de l'égide des lois,
-Aloi, qu'un autre destin fit pour d'autres emplois,
Au nom des saintes mœurs dont l'iutérêt m'enllamme,
J'ose, dispensateur de l'éloge et du blAuie,
Faire entendre ma lyre à ces flots de gueniers,
Qui vieuHiMil, aujourd'hui, le front ceint de lauriers,
I . Il lui écrivait à ce propos : « Vos superbes Glaciers m'ont échauffé • (le la plus jusle admiration. Vos vers sont autant de rayons de soleil qui
Cliangont cos pics glacés en murs tie diamant.
Il ne si^ra pa» permis d'être médiocre apiè^ vons. <>