‹ Pénicilline et phlébiteChapitre 6 sur 27 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les diverses observations que nous allons présenter ont été recueillies dans.le service de M. le Professeur Dupérié, où de nombreux cas d'infection, justiciables d’un traitement pénicillé, ont été envoyés depuis le mois de février 1945, le premier malade soigné étant entré salle 46, le 7 février.

Cette période est encore trop courte, le médicament trop rare, réservé aux affections graves, le sujet que nous nous sommes proposé d'étudier trop limité à des cas spéciaux, pour pouvoir apporter à nos hypothèses une vérification suffisante, basée sur une statistique importante. Certes, nous avons pu ajouter les observations complaisamment mises à notre disposition par les chefs de service de deux maternités différentes : par M. le Professeur Rivière, de l'Hôpital Boursier de Bordeaux, d'une part; par M.-le Professeur Garipuy, directeur de la Clinique d'accouchement de La Grave, à Toulouse, d'autre part. Nous n'avons retenu pour notre étude que les cas d'infection puerpérale, c'est-à-dire ceux des femmes nouvellement accouchées qui, en dehors d'infection caractérisée — affections mammaires aiguës, fièvres éruptives, pyélonéphrose — ont présenté une poussée thermique, soit en une fois, au-delà de 38°5, soit plusieurs fois, au-delà de 38°, et ceci sans tenir compte de la température des premières vingt-quatre heures après l'accouchement.

En dehors de ces cas, nous aurions eu besoin de recueillir les constatations faites à l'étranger, où le traitement par la pénicilline est en honneur depuis 1940. Nos conclusions ne pourront avoir que la fragilité d’une expérience restreinte, puisque, ne pouvant consulter directement la littérature étrangère, nous avons dû nous contenter de quelques rapports traduits, et par suite interprétés.

RASE Nous examinerons successivement :

1° Les thrombo-phlébites du sinus latéral:

2° Les phlébites pelviennes; 3° Les phlébites des membres inférieurs.

Dans ces divers cas, le traitement pénicillé avait été conduit à peu près identiquement : doses massives par voies intraveineuse et intramusculaire.

Les observations 1, I et IN ont été prises dans le service de M. le: Professeur Dupérié et ont été déjäesignalées dans ‘la thèse du Docteur Vincendeau : Thérapeutique par la pénicilline, Bordeaux, juillet 1945.

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