LUS
Observation IV
Chienne Caniche marron, 9 mois.
Après une entérite importante on observe l’évolution d'une laryngo-trachéite qui se complique rapidement d’une bronchite capillaire.
On institue immédiatement un traitement à la pénicilline à raison de 20.000 U.O. toutes les trois heures.
Après deux jours les symptômes régressent mais réapparaissent trois jours après.
On reprend le traitement pénicilliné à dose double et on obtient la guérison complète au bout de quatre jours.
Observation V
Chien Berger allemand, 13 mois.
La maladie de Carré débute par une vioiente forme cutanée à laquelle succède une entérite non moins violente puis une broncho-pneumonie.
Au début l’animal est traité aux sulfamides (Ganidan, Thiazomide) sans résultat.
Quand on commence le traitement à la pénicilline l’animai est très abattu et la dyspnée est intense avec jetage et souffle labial.
On injecte d’embiée 100.000 U.O. de pénicilline retard à l'huile cholestérinée puis 25.000 U.O. toutes les troios heures. Au bout de quarante-huit heures on a une amélioration très nette.
Après avoir injecté 600.000 U.O. on arrête ie traitement. En quelques, jours l'animal est rétabli.
Observation VI
Chien Epagneul breton, 9 mois.
L'animal nous est présené en pleine évolution de la broncho-pneumonie : température 40°5 ; prostration complète ; respiration dyspneïque, souffle labial, narines complètement obstruées par un-jetage purulent, très abondant, râles sibilants et muqueux, anorexie. En plus il présente une conjonctivite purulente.
Traitement : 100.000 U.O. de pénicilline retard puis 25.006 U.O. quatre fois par jour.
Er porte
Dès le lendemain la respiration est moins douloureuse, le jetage se fluidifie et s’écoule abondamment.
L'état général s'améliore peu à peu avec baisse de Ja température.
En six jours l’animal est guéri.
Observation VIX
Chien Setter irlandais, 8 mois.
La maladie dé Carré débute par la forme intestinale à laquelle s'ajoute après quatre jours la forme pulmonaire. L'animal est triste, abattu, il ne mange pas. La température est de 40°1. Il présente en outre les signes classiques de la broncho-pneumonie : dyspnée intense ; toux petite, sèche, avortée ; râles sibilants et ronflants des deux côtés du thorax ; légère sub-matité.
Traitement : sirop pectoral, fumigations, révulsion, et 200.000 U.O. de pénicilline retard (huile cholestérinée) en deux injections par jour pendant trois jours.
Dès le deuxième jour la température diminue et l’état général s'améliore. On pratique alors un abcès de fixation que l’on ponctionne trente-six heures après. Mais deux jours après une rechute est annoncée par une nouvelle élévation thermique. On injecte de nouveau 200.000 U.O. de pénicilline pendant trois jours qui assurent la guérison complète du sujet.
Observation VIII
Chien Berger allemand, 11 mois.
L'animal est déjà en traitement dans les hopitaux de l'Ecole pour angine. Au bout de quelques jours son état s'aggrave et évolue vers la bronchite capillaire. La respiration est accélérée, dyspnéique. La percussion est normale mais à l’auscultation on entend quelques râles sous-crépitants à droite, ailleurs la respiration est rude. On remarque en outre un jetage muco-purulent abondant, un souffle : labial accusé et une toux petite et sèche. La température est de 39°8 La pneumopathie est donc à un stade peu avancé.
L'animal reçoit 600.000 U.O. de pénicilline retard en trois jours. Après le traitement la température est tombée à 38°7. Les principaux symptômes respiratoires
ÉrRE is
ont disparu bien qu’une légère toux expectorante suhbsiste. Trois jours après l’animal quitte les hôpitaux entièrement guéri.
Observation IX
Chien Berger allemand, 7 mois.
L'animal est très abattu depuis plusieurs jours. Un jetage muco-purulent strié de sang s'écoule des narines. L'hyperthermie est très accusée : 41°2. La respiration est accélérée, dyspneïque. On note une toux sèche, courte, douloureuse et quinteuse. À l’auscuitation, on entend une respiration rude avec quelques râles bronchiques, alors que la sonorité est conservée des deux côtés du thorax. Le cœur est accéléré mais bien frappé. Nous sommes vraisemblablement en présence d’une broncho-pneumonieé consécutive à la maladie de Carré, à la période d’augment. :
On pratique immédiatement une friction sinapisée
et une injection de 100.000 U.O. de pénicilline subtosan que l’on répètera matin et soir.
Le premier jour, la température passe à 41° 4 pour décroître progressivement les jours suivants. Le troisième jour elle tombe à 38° 2. Cette nette et rapide amélioration que l’on remarque tant au point de vue général qu'au point de vue thermique nous fait anticiper sur l’évolution et nous arrêtons le traitement. Cependant le lendemain on enregistre une nouvelle aggravation avec poussée thermique qu’un traitement pénicilliné poursuivi à doses plus fortes (300.000 U.O. par jour) et plus longtemps, ne peut juguler, par suite Sans doute d’ une pénicillino-résistance acquise.
Nous.avons alors recours aux sulfones (coccicid : 10 cc. par jour) pour maîtriser l'affection.
Observation X
Chien et chienne Berger allemand, 8 mois.
Il s’agit de deux animaux de la même portée et vivant ensemble.
Le chien fait une broncho-pneumonie d’emblée alors que la chienne présente seulement de l’entérite.
Le mâle est traité à la pénicilline à raison de 25.000
U.O. toutes les trois heures et par un abcès de fixation. La guérison est obtenue en six jours.
Entre temps la femelle présente la forme pulmonaire que l’on traite de la même manière. Cependant après quatre jours de traitement la forme nerveuse fait son apparition. Elle est sacrifiée.
Observation XI
| Chienne Berger allemand, 27 mois.
Après le sevrage des chiots, l'animal a présente des troubles gastro-intestinaux. Lors d’un premier examen on nota un certain degré de dyspnée et on fit pratiquer une friction à la farine de moutarde. Quelques jours après, un jetage muqueux apparaît et amène le propriétaire à nous représenter l’animal.
On remarque, en plus du jetage muco-purulent qui est très abondant, une respiration dyspnéique très accélérée de type abdominal, un souffle labial accusé. La percussion révèle une légère sub-matité antéro-inférieure à gauche et provoque une toux courte et douloureuse. A l’auscultation on entend à gauche : bruit respiratoire affaibli correspondant à une zone d’hépatisation vers l’arrière et en bas; en avant, râles sibilants et muqueux ; à droite : respiration rude et quelques râles sibilants. Le cœur est très accéléré. La température rectale est de 40° 5. Cependant l’animal ne semble pas très abattu, le regard est vif et l'appétit conservé.
Pour le traitement nous associons les sulfamides à la pénicilline comme suit : 100.000 U.O. de pénicilline toutes les trois heures pendant la journée (8 h., 11 h., 14 h,, 17 h,, 20 h..) soit 500.000 U. O. puis à 21 h. on injecte 50 cc. de soluseptazine. En outre on injecte 10 cc. d'huile éthéro-camphrée on fait des fumigations répétées dans la journée.
Après le premier jour de traitement il n’y a aucune amélioration. La température est de 40° 4
Les jours suivants, l’état demeure stationnaire. Le matin la température oscille autour de 39°5 et le soir autour de 40°. Cependant une diarrhée profuse apparaît, extériorisant une entérite importante que l’on traite au ganidan (dix comprimés). Le quatrième jour la courbe thermique accuse une baisse sensible (39°5 le matin,
pe
et 39°2 le soir). Les jours suivants elle oscille entre 39°6 et 39° 4 l'animal ne mange pas, et l’état reste stationnaire, pas d'amélioration des signes pulmonaires. On effectue une analyse du sang qui donne les résultats suivants :
Cholestérol estérifié 0 gr. 65 Cholestérol total .... 0 gr. 45 é Polypeptydes .. .. .. 28 mer. 90 Cholestérol total ..
Cholestérol estérifié .
Ce qui est normal.
Le huitième jour, on décide d’injecter la solution de pénicilline émulsionnée dans l'huile camphrée (100.000 U. ©. dissoutes dans 2 cc. de sérum physiologique émulsionné dans 10 ec. d’huile camphrée) à raison de 300.000 U. ©. par jour en trois injections de 160.000 U. ©. à 8 h., 14 h., 20 h. Le soir la température atteint 4001. Les jours suivants elle oscille entre 40° et 39°5 et il n’y a toujours pas d'amélioration du point de vue respiratoire et intestinal.
On pratique un examen des excréments qui écarte la suspicion de strongylose cardio-pulmonaire et ne révèle que quelques œufs d’ankylostomes.
Le quatorzième jour la température baisse (39°1 le matin et 38°3 le soir) et le quinzième jour l’animal tombe en hypothermie et meurt.
L’autopsie révèle :
Sur le poumon droit : hépatisation rouge du lobe cardiaque.
Sur le poumon gauche : hépatisation grise du lobe apical et hépatisation rouge du lobe cardiaque et basilaire.
En plus, des lésions de congestion, d’œdème et de pleurésie aiguë. le cœur est cuit, le foie congestionné présente d'importantes lésions d’hépatite insulaire nécrosante. On relève en plus des lésions d’entérite aiguë, de gastrite aiguë et de néphrite aiguë.
Malgré les 5.000.000 U. ©. de pénicilline, on n’a donc pas obtenu dé résultat. Comment expliquer cet échec ? Sans doute avions-nous affaire à des germes Gram — contre lesquels la pénicilline est inactive, ou à des phénomènes d’accoutumance.
Ps Ve
Observation XEI
Chien Groenendal noir, 3 mois.
Nous avons affaire ici à un cas de maladie de Carré à localisations pulmonaire, intestinale et conjonctivale.
L’animal se présente dans un grand état de misère physiologique. La maigreur et les lésions de rachitisme intense, prouvent que l'alimentation est défectueuse.
Au point de vue symptomatique on note: une conjonctivite purulente, un jetage muqueux bilatéral, de la diarrhée, une respiration courte, accélérée, costale (72 mouvements respiratoires à la minute).
A l'auscultation: à gauche, respiration rude; à droite, respiration rude, soufflante et râles ronflants au niveau de la partie moyenne de la poitrine. Percussion) normale. Température 38°5 le matin. Tachycardie.
La conjonctivite est traitée par un collyre au sulfate de zinc et des applications de pommade à l’oxyde jaune de mercure, l’entérite par huit comprimés de Talidine. Contre la broncho-pneumonie l'animal reçoit 200.000 U. ©. de pénicilline retard (huile cholestérinée) par jour. Révulsion de la poitrine et fumigations.
Le premier jour la température est de 39°7, la diarrhée à disparu mais l’animal ne mange pas. Les jours suivants, on ne remarque pas d'amélioration. Après quatre jours de traitement, l’animal tombe en hypothermie et meurt.
A l’autopsie, nous relevons des lésions de congestion et d'æœdème sur le poumon gauche et sur ie poumon droit, des lésions de broncho-pneumonie au stade d’hépatisation grise sur tout le lobe moyen et à la partie post. du lobe ant. D'autre part on note une néphrite subaiguë avec congestion de la couche médullaire.
Observation XIII.
Chien Epagneul blanc et marron, 1 ans 1/2.
Depuis quelques jours l’animal ne mange pas et est très abattu. l'examen révèle une respiration dysnéïque, jetage séreux peu abondant, du larmoiement