‹ Pénicillinothérapie de la Broncho-Pneumonie du ChienChapitre 27 sur 34 · CHAPITRE II OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II OBSERVATIONS

Gbservation I

(Recueillies au Service de Clinique Médicale de l'E V. de Toulouse)

Chien Berger allemand, 10 mois.

On nous présente un animal extrêmement abattu, la fièvre est de 41°. La respiration est très accélérée, accompagnée d’une toux fréquente, petite, avortée, avec souffle labial et jetage muco-purulent abondant. A l’auscultation on entend de nombreux râles muqueux et une respiration soufflante des deux côtés de la poitrine. De plus on note, à la percussion, des îlots de sub-matité à la partie inférieure des deux lobes moyens. Il s’agit sans doute de broncho-pneumonie grave.

À défaut de solvant retard on va injecter 80.000 U.O. de pénicilline toutes les trois heures, on pratique en outre une friction sinapisée et des injections d’huile éthero-camphrée (10 cc. par jour).

Dès le premier jour on note une amélioration, la fièvre tombe à 39°5, mais il faut attendre quarante-huit heures pour que cette température se fixe aux environs de 38°7 et que les signes généraux s’atténuent sensiblement.

; Le traitement à la pénicilline est arrêté bien que les foyers de matité persistent encore ; il ne s’effacèrent graduellement qu’en quatre jours.

L'évolution fut à la fois brève et heureuse.

LD

Observation II

Chien Berger allemand, 1 an.

Quand l'animal nous est présenté, la fièvre (40°5) s’accompagnait d’une extrême prostration, d’une dyspnée confinant à l'angoisse respiratoire, d’une toux fréquente, avortée, avec souffle labial et d’un léger jetage mucopurulent strié de sang. Ces symptômes impressionnants coïncidaient avec des signes stéthacoustiques très nets : dans les deux lobes, surtout dans les parties moyennes, existaient des îlots de sub-matité ainsi que de nombreux râles humides et une respiration soufflante. Il s'agissait donc de broncho-alvéolite grave.

On commence immédiatement les injections de pénicilline à la dose de 80.006 U. ©. toutes les trois heures, complétées par une friction sinapisée et des injections d'huile camphrée. Au bout de trente-six heures on obtient une stabilisation de la courbe thermique aux environs de 38°9. La dyspnée et l’état général s'étaient très nettement amendés. Les signes physiques ainsi que les autres symptômes fonctionnels rétrocédaient au point qu’on ne percevait pratiquement plus les zones de matité et les râles.

* Le traitement fut interrompu et l’animal s’achemina rapidement vers une guérison complète.

Observation III

Chien Cocker, 17 mois.

L’animal ayant présenté”les prodromes de la maladie du jeune âge (tristesse, toux légère) on injecte 30 cc. de sérum homologue. Ce traitement est sans résultat et n'empêche pas la broncho-pneumonie de se déclarer

avec tous ses signes alarmants : anorexie, toux, dyspnée, souffle labial, râles.

Il est traité par un sirop pectoral, des fumigations, des injections de « Néo Garganol » et jour et nuit 20.000 U.O. de pénicilline toutes les trois heures. La chute de la température est immédiatement obtenue. Après deux jours le jetage se fluidifie et l'appétit est revenu.

Le troisième jour on arrête le traitement pénicilliné. La guérison est complète et rapide.

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