‹ Pénicillinothérapie de la Broncho-Pneumonie du ChienChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il a fallu quinze ans pour que la géniale découverte de la pénicilline par sir Alexander Fleming entre dans le domaine de la thérapeutique pratique. Les merveilleux effets obtenus en médecine humaine pendant la guerre en firent rapidement une panacée auprès du grand public. À l'heure actuelle d’excellentes monographies ont contribué à en déterminer les indications et les modalités d'emploi chez l’homme.

Ainsi, instruit sur cette nouvelle thérapeutique, le vétérinaire ne pouvait qu'être enclin à en faire bénéficier ses animaux. Cependant jusqu’à ces dernières années les difficultés d’adminisiration avaient retardé son emploi en pathologie animale. Maintenant l'ère de l’expérimentation clinique indispensable est ouverte.

La pénicilline nous a paru être un médicament de choix de la broncho-pneumonie par sa polyvalence. C'est. pourquoi mous avons essayé d’en préciser, sa valeur et ses indications dans cette grave affection pulmonaire de l'espèce canine.

En effet, parmi les affections de « notre ami le chien » et suriout du jeune chien, la broncho-pneumonie est, sans conteste,, celle à qui il paye le plus lourd tribut. Si l’étiologie et les symptômes en sont parfaitement connus, le traitement reste encore incertain

malgré les nombreuses recherches effectuées. Un traitement spécifique au sens strict du mot n'existe pas et ne peut pas exister si on ne découvre pas « le remède universel ». Ceci est bien explicable car les causes de la broncho-pneumonie sont très nombreuses et variées. : Certes on les résume sous le terme d’«infection » mais, comme nous le verrons, la flore microbienne du poumon est excessivement polymorphe. Aussi les divers sérums et vaccins ne peuvent être doués d’une quelconque spécificité. Les antiseptiques généraux, balsamiques ou autres, gardent toute leur valeur, mais les méthodes utilisées pour les amener au contact du poumon sont. déficientes. Si, par notre modeste contribution, nous pouvons ajouter à ces divers traitements une nouvelle thérapeutique : la pénicillinothérapie, notre travail sera largement récompensé.

Avant d'entrer dans l'exposé de la méthode il nous apparu nécessaire de présenter une étude sommaire de broncho-pneumonie. Nous consacrerons dans la nomenclature étiologique un paragraphe spécial, à la maladie de Carré qui se complique trop souvent hélas! de broncho-pneumonie, et à la microflore du poumon dans les formes pulmonaires de cette affection.

Nous poursuivrons notre exposé par une étude générale de la pénicilline et de la pénicillinothérapie. Nous terminerons ensuite par quelques observations recueillies au Service de Clinique Médicale de l'Ecole Vétérinaire de Toulouse.

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