‹ Pénicillinothérapie de la Broncho-Pneumonie du ChienChapitre 7 sur 34 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Les débuts sont souvent cachés par la maladie primitive. En particulier l’inflammation des bronches précède généralement celle du poumon. C’est donc par les symptômes de la bronchite aiguë que la maladie s'annonce. On note tout d’abord une respiration rude. La toux est sèche, forte, douloureuse, par accès. La dyspnée est légère et les grandes fonctions peu troublées. La sonorité de la poitrine est conservée mais on entend quelques râles sonores, secs ou ronflants. Après quelques jours la maladie évolue vers la bronchite capillaire. Du fait de l’obstruction par les secrétions des bronchioles plus étroites, les signes asphyxiques dominent. La dyspnée s’exagère rapidement, la respiration devient rapide, superficielle, soubresautante et quelque- fois discordante, la souffle labial apparaît car le jetage est important. L'état général est troublé, la température s'élève à 40 - 41°. La toux est fréquente, répétée, quinteuse. Si la percussion reste normale l’auscultation révèle des râles secs, sibilants et ronflants, et muqueux à moyennes et fines bulles.

L'état s'aggrave rapidement et la broncho-pneumonie ne tarde pas à apparaître. L’extension des lésions aux lobules intensifie la dyspnée. L'animal traduit cette

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gêne respiratoire en restant debout les membres antérieurs écartés pour dégager la cavité thoracique. L’hyperthermie reste toujours éievée mais subit des oscillations. La toux persiste fréquente, courte, avortée. Un jetage muco-purulent, quelquefois strié ds sang, s'écoule des narines. Cependant les signes physiques ne sont pas en proportion avec les fonctionnels et !a gravité de l’état général. Ils sont fugaces et discrets. A la percussion on peut mettre en évidence des foyers de broncho-pneumonie, mais ils sont souvent réduits et dans ce cas on n’a même pas de sub-matité. Cependant si les flots confluent ou peut rencontrer quelques zones de sub-matité où même de matité. A la phériphérie de ces régions le bruit respiratoire est un peu exagéré.

Les signes stéthacoustiques sont toujours très marqués : râles bronchiques ronflants, sibilants, muqueux, crépitants et même parfois un souffle tubaire.

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