Mémoire du baron du Pont, lTln Aivh Côtea-dn-Nord, l
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tout autre but .
\ Plomeur et •• rréoultré, iniyant les tarife établie en ri qui ne furent jamais modifiés depuis . le pêcheurs, maître compagnons, paienl chacun 63 sols 9 deniers, plue quatre merlus, les lee raccanteurs a6 soli Baint-GuénoU les
tarifs sont respectivement de 70 sols et \ merlui "• sols;
.1 Beuxec-Cap-Caval, les tarifs -<>m les mêmes qu'à Tréoultré. V.insi les pécheurs <l«' Saint-Guénolé étaient les plue fortement taxés, ce qui semble indiquer que ce port était le principal centre de la pêche; d'autre part, la médiocrité des droits imposée au paccanteurs prouve que la prospérité de pays reposait ayant tout Bur la pêche <-t non sur le commerce, ce <|ui est un nouveau coup porté ;t la Légende <|ui nous montre Penmarch rempli <!<• l'or des trafiquants,
Si les taxes exigées des misérables pêcheurs du Cap-Caval nous paraissent lourdes, les formalités qu'on leur impose sont asseï rigoureuses, ce <jui nou^ permet d'apprécier à leur juste valeur les assertions «lu chanoine Moreau et Je dom Taillandier qui nous représentent Penmarch comme une sorte de république se gouvernant elle-même. Chaque maître doit comparaître chaque année, pour s'enrôler, devant Le juge de la pêcherie, « au havre du Cap-Caval » : il s'oblige à payer les taxes en deux termes, sous peine de confiscation ; il nomme « fidèlement et sans fraude » ses compagnons et ses p ! ne peut admettre dans son bateau que
\ pages ou mousses pour le bateau de 9 à 12 pêcheurs. 5 pour le bateau de 1 •:> à i(> pêcheurs, 7 pour le bateau de 18 à 20 pêcheurs on au-dessus *. Ces dernières prescriptions sont remarquables. Elles nous donnent une idée de l'importance et même du tonnage bateaux de pèche de Penmarch au XVIe siècle. Evidemment, bateaux étaient beaucoup plus forts que les légers esquifs
l. Trévédt, ouvr. cit.. p. 147.
'2 Documents, pièco n° III.
3. V. la pancarte des droits du 16 mai 1625, Documents, pièce n° II.