VI. MOTS
491 (n55. II, f° 8o v°). —Je disois à Mad9 de .... i5 «Je veux avoir la meilleure part dans votre amitié: il me faut la part du lion. »
492(i22o. II. f° 95). — La pr d'Au me
disoit de parler. Je lui répondis : « Madame, si je parlois, vous ne parleriez pas. »
2o 493 (1221. II, f° 95). — I said to a lady : « Vous n'avez aucune des qualités qui vous empêchent d'être aimable; vous pouvez en avoir de celles qui vous empêchent d'être aimée. »
494(i222. II, f°95). — Sur la vente de Turenne, -5 je dis: «Bernard doit, dans ses affaires, calculer
combien il sera plus riche; mais M. de Bouillon doit calculer combien il sera plus grand seigneur. »
495 (1234. II, f° 100 v°). — Made of Mort take the deffence of an honest man injustly injnried. I said to her : « Madame, je savois bien que vous aviez des 5 belles qualités; mais je ne savois pas que vous eussiez des vertus. » On voulut critiquer ceci. / said : « La vertu n'est pas mise au nombre des vertus. »
49G ( 1 3 1 1 . II, f° 179). — / said of Made de L...: « Ceux qui entendent parler de vous vous admirent; 10 ceux qui vous voyent vous aiment. »
497 (1646. III, f° 7 v°). — Made de R... se plaignoit de quelques boutons. Je lui dis : « Eh! que font des boutons sur un visage qui a derrière lui une si belle âme. » 15
498 (2o63. III, f° 342 v°). — En envoyant l'édition de V Esprit d'Ecosse à Made Dupré de Saint-Maur, je lui disois : « Je suis bien aise que vous me lisiez dans une si belle édition : je voudrois que quelque fée me donnât un habit avec lequel je pusse vous plaire. » 20
499* (1024. II, f° 57). — Vous me mandez que vous m'aimez un peu. S'il vous a fallu un an pour m'aimer
un peu, combien vous en faudra-t-il pour m'aimer beaucoup?
500* (1027. II, f° 57). — J'ai vu l'autre monde de
bien près. Je ne saurois vous rien dire de ceux qui
5 demeurent dans le cœur du pays; mais ceux de la
frontière ont un visage blême, un air grave et sont
de grands discoureurs, etc. — Le Petit de Launay.
501* (1028. II, f° 57). — Vous ne pouvez mieux faire que de vous marier. Mariez-vous donc vite.
10 Necte,Amarylli, modo, et «Veneris, die, vincula necto» .
502*(io3o. II, f° 57 v°). — La règle est qu'on
demande pour l'Académie. Je sais bien que les règles
ne sont pas faites pour les personnes comme vous.
Mais les personnes comme vous veulent rarement
i5 s'en départir.
503* (io3i. II, f° 57 v°). — Je te proteste par la Divinité que j'adore; tu connois mon idolâtrie.
504* (io32. II, f° 58). — Je vous envoyé ce que vous me demandez. Quelque grande que soit la perte, je 20 ne vous reprocherai jamais des sottises que je pourrai réparer.
505* (io33. II, f° 58). — Des lods et ventes! Bon
Dieu! Des lods et ventes! Quelle élocution! C'est
un mot barbare qui ne doit jamais sortir de la bouche
25 d'un homme comme vous. Je n'en veux pas surtout
savoir la signification, et je vous prie de ne me plus parler de lods et ventes.
506* (io35. II, f° 58). — Vous me mandez, mon cher père, que vous ne direz point à mes oncles les sujets que vous avez de vous plaindre de moi. Je me 5 comporterai à l'avenir de manière que vous ne serez plus en état de m'accorder de pareilles grâces1.
507* (1037. II, f° 58 v0).— Vous avez beau faire, je ne vous haïrai jamais. Vous pouvez m'affliger; mais il vous est impossible de me déplaire. 10
508* (1040. II, f° 58 v°). — Vous venez de perdre votre mari; vous ne m'aimerez plus.
509* (1042. II, f° 59).
Asper eram, et bene dissidium me ferre loquebar.
Vous connoissez bien le pouvoir que vous avez i5 sur moi. Vous jouissez de votre ascendant ordinaire. Je veux bien me raccommoder.
510* (1046. II, f° 59). — Vous me quittez donc, et vous me quittez pour un homme sans mérite. Malheureux que je suis! Que pouvoit-il m'arriver de 20 plus triste que de me voir obligé à rougir de vous avoir aimée. Ordinairement, quand on cesse de s'aimer, il reste toujours dans l'esprit un souvenir