Diodore, livre Ier
(action religieuse1), leur distribuant de la laine et faisant sa tâche comme elles.
557 (488. I, p. 405). — L'Histoire fait mention de quatre colonies qui vinrent d'Egypte pour s'établir en Grèce. Une, conduite par Danaûs, fonda le 5 royaume d'Argos. Une autre, mêlée des peuples d'Egypte et de Phénicie, eut pour chef Gadmus, originaire de Thèbes d'Egypte, qui fonda Thèbes de Béotie. Gécrops et Érechtée, qui furent tous deux roix d'Athènes, en menèrent deux autres. 10 Aussi les Égyptiens disoient-ils que le gouvernement politique d'Athènes étoit semblable au leur.
558(489. I, p. 405). — Avant Gécrops, les mariages étoient inconnus chez les Athéniens. Ce prince, qui soumit à des formalités ce qu^vant lui la i5 Nature seule avoit réglé, voulut qu'on n'épousât qu'une femme. Ceux qui ont dit que Socrate en avoit deux ont été repris par des auteurs sensés.
559 (490. I, p. 406). — Le peuple Grec étoit un composé d'Égyptiens, de Phéniciens et d'enfants de 20 la Terre, c'est-à-dire de ces hommes qui avoient échappé à la grande catastrophe qui affligea la Grèce, soit qu'ils fussent nés là, ou qu'ils fussent venus du Nord.
560(491. I, p. 406). — Solon éleva un temple à 25
1 . Nota que les hommes s'habilloient en femme en l'honneur de la Déesse syrienne.
Vénus vulgaire, qu'il ne laissa pas manquer de prêtresses. Lorsque les Grecs vouloient implorer la protection de Vénus, ils le faisoient par le ministère des courtisanes ". Dans la guerre des Perses, les 5 courtisanes corinthiennes s'assemblèrent et prièrent pour le salut de la Grèce. Quand le Peuple lui demandoit quelque grâce, il lui promettoit aussitôt d'emmener (sic) dans son temple de nouvelles courtisanes. Ainsi il ne faut pas s'étonner que ces sortes de
io femmes fussent en si grand honneur chez les Grecs : elles jouoient un rôle dans le monde; elles avoient des Dieux et des autels.
On pouvoit dire d'elles ce qu'un orateur romain disoit d'une vestale : < Vous ne devez point mépri-
i5 ser celle qui fléchit les Dieux pour vous, qui conserve le feu éternel, et s'employe nuit et jour pour le salut de l'Empire. »
Aussi de grands personnages2 ont-ils employé leur plume à écrire la vie des courtisanes athé-
20 niennes, leur caractère, celui de leurs amants, leurs reparties, les traits de leur esprit et de leur visage, le brillant et le déclin d'une profession qui n'est jamais la dernière que l'on embrasse.
561 (492. 1, p. 407). — Les Lydiens introduisirent
25 l'usage de l'eunuquisme des femmes. L'Histoire
remarque que ce n'étoit pas par jalousie, mais pour
que les femmes qui servoient fussent plus fraîches
et conservassent leur jeunesse plus longtemps.