‹ Pensâees et fragments inâedits de Montesquieu (volume 2)Chapitre 195 sur 200 · Voyez trois feuillets plus haut · texte numérisé non relu

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713 (995. II, f° 29 v°). — Je disois : c Le souper tue la moitié de Paris; le dîner, l'autre. »

714 (1228. II, f° 100). — Je disois : « Les dîners sont innocents; les soupers sont presque toujours criminels. » 5

715* (1309. II, f° 178). — Les Groënlandois trouvent un grand délice à boire de l'huile de baleine. C'est que les fibres de leur estomac sont assez fortes, dans des pays si extrêmement froids, pour soutenir la nourriture de l'huile, qui abîmeroit les 10 estomacs dans les pays du midi.

716 (ii5i. II, f° 80). — Dampier dit que les grands seigneurs de (sic) Tonkin portent tous une robe longue de drap d'Angleterre, sans quoi ils ne se présenteroient pas à la Cour. Il est singulier que i5 nos laines d'Europe, si propres pour nos climats plus froids, ne soyent presque plus d'usage parmi nous, pour faire place aux soyes et cotons du Tonkin, et qu'elles soyent portées au Tonkin, où la Nature a donné tant de soyes et de cotons, dont 20 nous nous habillons, quoique ce soit contre notre climat.

717 (1 146. II, f° 79 v°). — J'ai lu dans les Relations que, lorsque quelques Sauvages de l'Amérique voyent que leurs chasses ne vont pas bien, ils se 25 serrent le ventre et se mettent par là en état de supporter longtemps la faim. Vous verrez dans

Aulu-Gelle, livre XVI, chapitre ni, que les Scythes, pour supporter la faim, se serrent le ventre avec des bandelettes, comme le dit Érasistrate, médecin, qui se sert de ce fait pour prouver que « esuritionem 5 fâchent inanes patentesque intestinorum fibree, quœ, ubi cibo complentur aut inanitate diidina contrahuntur, voluntas capiendi restinguitur ». La faim est d'abord plus pressante et diminue ensuite.

10 718* (322. I, p. 334). — Il n'y a point d'allure meilleure pour la santé que celle du cheval. Ainsi celui qui a inventé les ressorts des carrosses a rendu un très mauvais service au public. Chaque pas d'un cheval fait une pulsation au diaphragme, et, dans

i5 une lieue, il y a environ quatre mille pulsations de plus qu'on n'auroit eu.

719 (1688. III, f° 34). — On demandoit à Chirac si le commerce avec les femmes étoit malsain. Il disoit : « Non, pourvu qu'on ne prenne pas de drogues; mais

20 j'avertis que le changement est une drogue. »

Il avoit raison, et cela est bien prouvé par les sérails d'Orient.

720 (683. I, p. 470). — Les anciens médecins disent que les malades ne se révoltoient jamais que

25 quand ils leur défendoient le bain : « Artemidorus ait balneum nihil aliud suo œvo fuisse quam transitum ad cœnam. » (Lipsius.)

721 (1076, II, f° 66 v°). — J'ai remarqué, en lisant

un extrait de V Histoire de la Médecine de M. Freind, que les médecins dont il parle sont parvenus à une grande vieillesse. Raisons physiques : i° Les médecins sont portés à avoir de la tempérance; — 20 préviennent leurs maladies dans les commencements; 5 — 3° par leur état, ils font beaucoup d'exercice; — 40 en voyant beaucoup de malades, leur tempérament se fait à tous les airs, et ils deviennent moins susceptibles de dérangements; — 5° connoissent mieux le péril; — 6° ceux dont la réputation est 10 venue à nous étoient habiles; ils ont donc été conduits par des gens habiles, c'est-à-dire euxmêmes.

722 (88. I, p. 84). — Quant à la différente constitution, sitôt que l'on en parle, on se prend d'abord i5 aux épiceries, comme si elles étoient l'unique cause du mal ou une cause nouvelle.

Les Anciens avoient leurs épiceries, leurs ragoûts, comme nous; ils excitoient leur appétit, comme nous. 20

723(671. I, p. 465). — Quelqu'un a dit que la médecine change avec la cuisine.

724* (1389. II, f° 201). — On a cru remarquer que, dans de certains pays, les maladies sont venues avec les médecins. Ce sont plutôt les médecins qui sont 25 venus avec les maladies. A mesure qu'on s'est écarté de la simplicité et de l'innocence des mœurs, les maladies sont venues. Dans une vie frugale, il y

a peu de maladies et peu de changements, de variétés et de métamorphoses dans les maladies. Quelques observations vulgaires, deux ou trois remèdes, suffisent pour conduire à la vieillesse dans

5 ces pays. Il y a peu de maladies populaires, parce que la bonne constitution des habitants fait qu'on résiste à l'intempérie d'une mauvaise année; au lieu que, lorsque les mœurs sont corrompues, une infinité de corps sont prêts à être dérangés par le

10 dérangement d'une mauvaise saison ou le moindre accident physique qui arrive.

725 (2147. III, f° 352). — Il a fallu que Molière ait fait parler M. Diafoirus pour faire croire aux médecins la circulation du sang : le ridicule jeté à i5 propos a une grande puissance.

726* (1403. II, f° 202 v°). — Je dis que ce qui fait que les Anglois ont de meilleurs médecins, c'est que, les femmes n'y faisant pas la réputation, le bavardage ne mène pas à la considération. Je fais 20 grand cas d'un homme qui, sans être beau parleur, acquiert de la considération.

727* (2129. III, f° 35o v°). — Quand Helvétius passa à Bordeaux, on couroit à lui comme à l'ombre de saint Pierre. — « Non inverti tantam fidem in 25 Israël. >

728 (liai. II, f° 76). — Les charlatans réussissent. Voici comment! Il y a d'excellents remèdes que les

médecins ont abandonnés, parce qu'ils sont violents. Ils ont une réputation à conserver; il faut donc qu'ils se servent de remèdes généraux, et dont l'effet, s'il se tourne mal, ne soit pas prompt. Or un remède qui ne tue pas promptement ne guérit pas 5 non plus promptement. Les charlatans se saisis, sent de tous ces remèdes : telles sont certaines préparations d'antimoine, qui font des cures quelquefois miraculeuses. Ils n'ont point une réputation à conserver, mais à établir. Or cette manière établit 10 bien une réputation, mais ne la conserve pas. Voilà pourquoi tous les remèdes des charlatans tombent â la longue. Le Peuple aime les charlatans, parce qu'il aime le merveilleux, et que les guérisons promptes tiennent de ce merveilleux. Si l'empirique i5 et le médecin ont traité le malade, le Peuple absout de sa mort l'empirique, qu'il aime, et en accuse le médecin. Il arrive quelquefois qu'un remède guérit une maladie et en donne une autre ; la médecine le proscrit, et la charlatanerie s'en saisit : ainsi elle ^o guérit la goutte en perdant le sang. Enfin, on croit que, lorsqu'un médecin traite une maladie longue, c'est la Nature qui guérit; mais, pour un empirique, on croit que c'est l'art.

729 (2 11 3. III, f° 349 v°). — Ce n'est pas les méde- 25 cins qui nous manquent, c'est la médecine.

730* (i38. I, p. 124). — Quand on dit que la Nature est si prévoyante qu'elle fait toujours trouver des remèdes particuliers dans les lieux qui sont

affligés de certaines maladies, parce que, sans cela, les hommes n'y auroient pas pu subsister, il faut faire attention que Ton raisonne a priori, quoique peut-être on feroit mieux de les rapporter simple- 5 ment aux différentes combinaisons. Il y a de certains lieux sur la Terre inhabitables; d^utres qui sont habitables sans aucun inconvénient; d'autres, enfin, qui ne seroient pas habitables, à cause de certains inconvénients, s'il ne s'y étoit pas rencontré des

10 remèdes à ces inconvénients. Ainsi, il n'est pas (je crois) vrai que, par une providence particulière, les remèdes ayent été établis dans de certains lieux pour les rendre habitables; mais il faut dire que, les remèdes s'y étant trouvés, les lieux ont été rendus

i5 habitables.

731 (2091. III, f° 346 v°). — Maladies. — Il est certain que l'air de la mer, chargé de parties salines, doit crisper les fibres, augmenter leur ressort, et diminuer dans les vaisseaux la faculté qu'ils ont de

20 céder au trop grand mouvement des liqueurs. Or, lorsque l'on arrive par mer dans des climats extrêmement chauds, où le sang, en arrivant, se raréfie beaucoup, les fibres roides des vaisseaux ne peuvent plus se prêter. Voilà pourquoi La Martinique, et

25 Saint-Domingue, et les autres îles de ces parages, sont si fatales aux étrangers, et qu'ils y tombent d'abord dans des fièvres causées par une extrême raréfaction du sang, qui ne peut être guérie que par des saignées étonnantes. Cela se prouve par ces

3o circonstances. On n'a plus la maladie quand on l'a

eue. On ne l'a pas quand on a (sic) resté longtemps sans l'avoir. Les gens accoutumés à la mer, c'est-à-dire ceux à qui F air de la mer a fait moins d'impression sur leurs fibres, y sont moins sujets. Enfin, malgré les saignées qui semblent avoir épuisé toutes les forces, 5 elles reviennent d'abord qu'on est guéri : marque certaine du ressort des fibres. Tout ce qui augmente le ressort des fibres, comme le vin, est fatal. Tout ce qui augmente leur action, comme les actes vénériens, y est fatal. Les femmes y sont moins sujettes 10 parce que leurs fibres sont plus lâches, et qu'elles ne font point, par une retenue naturelle, les débauches qui peuvent augmenter la crispation, et que, par conséquent, l'effet de l'air de la mer est plus tôt réparé. i5

Voilà pourquoi les îles, dont le climat est ordinairement sain par lui-même, sont si fatales quand elles sont situées dans des climats chauds; et l'on ne remarque point que ceux qui arrivent par terre dans les climats chauds y contractent ces maladies 20 de dissolution du sang, telles que celles que l'on éprouve en arrivant par mer à La Martinique et autres Iles Antilles, au Continent chaud de l'Amérique, aux Indes Orientales. Voilà pourquoi, lorsque l'on arrive par mer dans des climats froids, comme 25 au Canada, dans les établissements anglois, le long du golfe du Mexique, qui sont au nord, on ne connoît point cette maladie. Voilà pourquoi, dans les maladies des Antilles, l'air est très sain pour les habitants. Voilà pourquoi cette fièvre n'est point 3o proprement épidémique. On peut voir, dans Char-

din, la maladie de Bender-Abassi, qui est aussi une dissolution du sang.

Je voudrois commencer ainsi une dissertation. « M. Raulin, célèbre médecin de Nérac, dans une

5 très bonne dissertation sur les ingrédients de l'air, qu'il m'a communiquée en manuscrit, a très bien remarqué que les sels et autres matières qui étoient des ingrédients de l'air de la mer, roidissoient les fibres, etc. Ceci m'a fait faire les réflexions sui-

10 vantes »

732(366. 1, p. 355). — Il n'y a pas cinquante ans qu'en Espagne, lorsqu'on avoit fait saigner un homme au bras droit, on le faisoit saigner au bras gauche, pour mettre l'équilibre. Il n'y a que quel-

i5 ques années que Ton fait usage du quinquina en

Italie; actuellement, le mercure et l'émétique y sont

formidables. Les modes arrivent lentement dans la

Médecine.

Nos pères seroient bien étonnés, eux qui pre-

20 noient, dans la santé, un lavement chaque jour, et un cautère; qui, dans leurs maladies, gardoient la fièvre jusques à ce qu'elle s'en allât; qui s'accabloient d'autant de juleps que les apothicaires leur en distribuoient; qui gardoient une blessure six

25 mois avec une tente (?) : s'ils voyoient la manière expéditive de la Médecine et de la Chirurgie.

733(367. 1, p. 355). — Autrefois, les parties d'apothicaire étoient une des grandes dépenses : on donnoit à l'apothicaire, pour l'entretien de la famille,

autant d'argent qu'on en donne à présent à un pourvoyeur.

734 (i238. II, f° ioo v°). — La saignée à la jugulaire est révulsive, non pas du côté de la veine que l'on saigne, mais elle l'est du côté opposé. Pour 5 une idée plus claire, supposons que la saignée se fasse à la carotide, à la droite, par exemple. Elle ne sera, par rapport à cette veine, que vacuative, quant à l'effet : car, si elle est dérivative du côté de la tête, elle est aussi dérivative du côté du cœur, io Ces deux dérivations contraires feront un effet nul. Mais cette saignée devient révulsive par rapport à la carotide gauche : car, comme la même quantité de sang passe toujours par les deux carotides prises ensemble, s'il en passe plus par la droite, à cause i5 de la saignée, il en passera d'autant moins par la gauche. La saignée donc de la carotide droite est révulsive de la carotide gauche.

On appelle [la] saignée dérivative, en ce qu'elle appelle le sang du côté que l'on saigne, et révulsive, 20 en ce qu'elle diminue le cours du sang qui alloit vers le côté opposé. Ainsi la saignée du bras droit est dérivative du côté droit et révulsive du côté gauche.

On répond à l'explication que j'ai donnée que la 25 veine jugulaire du côté droit communique à la jugulaire du côté gauche. Mais qu'est-ce que cela fait? Mon principe subsiste toujours; aussi bien que dans l'objection qu'on fait, que le tronc commun des deux carotides est si gros qu'il en monte très peu; moins 3o

par la carotide gauche. Mais il en monte moins; cela me suffit.

Il faut que je voye le traité de la saignée de M. Silva et les traités de ceux qui ont écrit contre 5 lui.

735 (2 2o5. III, f° 463 v°). — L'Inoculation de la petite Vérole. — Un homme manqué fera plus d'impression que cent qui sont dans le succès. Il faut savoir calculer. C'est ce qui doit décider de la plu- 10 part des choses de la vie.

736(1217. II, f°94 v°). — Il est très plaisant qu'en Angleterre, lorsqu'il étoit incertain si l'inoculation de la petite vérole réussiroit, tout le monde voulut se faire inoculer, et qu'à présent, que le succès en

i5 est sûr, personne n'y pense. On aime à avoir fait une chose singulière, et, de plus, on s'entête d'une chose que Ton voit contredite mal à propos ou par de mauvais raisonnements, comme dans ce cas-ci, où l'on voyoit les médecins pour et les théologiens

20 contre.

737* (1 37.I, p. 122). — Il me semble que nous ne sommes pas en état en Europe de faire les observations convenables sur la peste. Cette maladie qui y est transplantée ne se manifeste pas avec des 25 symptômes naturels. Elle varie plus selon la diversité des climats; sans compter que, n'étant pas continuelle et se passant des siècles entiers d'intervalle, on ne peut pas faire des observations conti-

nuelles; outre que les observateurs sont si troublés de crainte qu'ils ne sont en état d'en faire aucune.

Mais il faudroit envoyer des observateurs bien exacts, bien éclairés, bien payés, dans les lieux où 5 cette maladie est épidémique et arrive tous les ans, comme en Egypte et dans plusieurs endroits d'Asie. Il faudroit voir quelles en sont les causes, quelles saisons sont favorables ou contraires, les vents, les pluies, la nature du climat, quels âges, quels tem- 10 péraments y sont les plus exposés, quels remèdes, quels préservatifs, quelles cures, quelles variétés; avoir des observations de plusieurs lieux, de plusieurs temps; se servir de quelques lumières que nous peuvent donner certains pays. L'Egypte, entre i5 autres, est sujette à la peste toutes les années, et elle cesse d'abord qu'une certaine pluie, qu'on appelle la goutte a tombé. Il faudroit examiner la nature de cette goutte et voir si, avec des éolipiles, on ne pourroit pas produire dans les chambres des 20 malades une goutte artificielle, comme on a imité par art tous les phénomènes de la nature : M. Lémery ayant fait des tremblements de terre, des bombes, etc. On a trouvé des remèdes dans la patrie de la v...., qui n'étoient point dans nos climats, et on pourroit 25 citer bien des exemples semblables.

738 (2 114. III, f° 349 v°). — Il y a des maladies qui font mourir plus courageusement que d'autres : par exemple, la gangrène dans le sang; témoin Louis XIV, Nointel et d'autres. 3o

739* (1 3 14. II, f° 179 v0).— Hydropisie.— Hydropisie, maladie commune à la mer du Sud. Le capitaine Dampier (tome Ier, page 193) dit : « Plusieurs des nôtres étoient morts de cette maladie. »

5 II étoit dans cette mer. « On me mit sous le sable chaud, dont on me couvrit jusqu'à la tête. Je souffris cette chaleur pendant demi-heure. Après quoi, l'on me retira et l'on me laissa suer dans une tente. Je suai prodigieusement pendant que je fus dans le

10 sable, et je suis persuadé que cela me fit beaucoup

de bien : car je me sentis mieux bientôt après. »

Il dit ensuite que l'extrême diète qu'il fut obligé

de faire sur le vaisseau allant de la mer du Sud aux

îles des Larrons acheva de le guérir. C'est dans ce

l5 même volume.

Ce remède a sans doute été négligé, comme tous les remèdes violents, que les malades refusent, d'un côté, et que les médecins, qui ne veulent pas hasarder leur réputation, craignent de donner, de

20 l'autre ".

740* (1468. II, f° 216 v°). — Morbus castrorum, dont parle Végèce, n'est plus connu aujourd'hui. C'est que les Romains, autrefois, n'avoient point de forteresses; leurs camps étoient des forteresses 25 divisées en quartiers, rues; ils étoient pressés. Lorsqu'ils y restoient longtemps, cela causoit des maladies. Aujourd'hui, nos camps tiennent une

1. Ceci doit être mis à la suite d'un passage d'Aulu-Gelle (livre XIX, chapitre vin) qui parle de la cure de l'hydropisie, d'un homme guéri par du sable chaud. Il n'explique pas comment.

grande campagne; ils sont ordinairement sous une place ou des lieux forts d'assiette et tiennent quelquefois plusieurs lieues. Point de maladies.

741 (m 3. II, f°75 v°). — La plupart des gens qui meurent de la taille meurent de peur : l'abbé de 5 Louvois, par exemple. Il fit le fanfaron; mais son sang étoit si figé qu'il n'en vint point.

742* (216. I, p. 238). — Il est croyable que la v

nous est venue des Indes, et qu'elle étoit inconnue aux Anciens. Mézeray (chapitre vin) dit que les 10 François la prirent des Napolitains; ceux-là des Espagnols revenus des Indes. Ceux qui ont confondu cette maladie avec la lèpre ignorent qu'il y a des pays où ces deux maladies sont connues. Il y a des gens qui prétendent qu'elle est venue des i5 Caraïbes, qui mangeoient des hommes.

Le Novus Or bis dit qu'en i5o6 la v ravagea

le pays de Calicut, que cette maladie, auparavant inconnue, y avoit été apportée par les Portugais, dix-sept ans auparavant; ce qui cadre fort avec 20 la découverte des Indes faite en 1493 l. Que si l'on objecte qu'il n'y a plus de lépreux depuis qu'on

connoît la v , cela vient de ce qu'il n'y a plus

de croisades, et qu'on ne va plus en corps d'armée à la Terre-Sainte, où cette maladie est commune. 25

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