Dans la dernière expédition d'Ecosse, quelques officiers
réfugiés dans les montagnes y portèrent la v , qui n'y avoit
jamais été. Ces gens tomboient en pièces. Il fallut envoyer les chirurgiens d'Edimbourg ou de Londres.
Ce qui feroit pencher pour le sentiment contraire, c'est que Suétone, dans la Vie de Tibère, lui donne tous les symptômes de ce mal : les pustules, les boutons au front, les insomnies.
5 743 (1196. II, f° 91 v°). — Je crois avoir remarqué que plusieurs personnes qui avoient eu la vraye
v n'avoient jamais eu la petite : le prince Eugène
en est un. La
744 (368. I, p. 355). — On ne voudra donc jamais
10 calculer; et, moi, je veux le faire; je veux juger de l'ancienne médecine et de la nouvelle.
Je veux prendre les princes et particuliers les plus fameux des principaux pays, de siècle en siècle, et voir : sous quelle médecine ils vivoient
i5 plus longtemps; ce qu'ont fait les découvertes nouvelles, les remèdes spécifiques nouveaux; ce qu'ont fait les maladies anciennes, les maladies nouvelles. Il est certain qu'autrefois ils mouroient presque tous d'une maladie inconnue, d'un bou-
20 ton (?), disoit le Peuple, et les historiens après eux; car le Peuple veut toujours que les princes meurent par quelque coup extraordinaire. Et, comme les Princes aiment autant à vivre, dans un temps qu'un autre, il faut croire qu'ils se sont, de tout
25 temps, défendus du poison avec le même soin.
Il faut exclure de mon calcul tous les princes qui sont morts violemment. Il faut pourtant en faire mention.
Il faut faire ce calcul sur chaque pays : com-
mencer par la France; et je crois qu'il faudroit tâcher de prendre les états, parce que là sûrement il n'y a pas de choix. Ainsi vous prendriez tous les roix, tous les chanceliers, tous les premiers présidents, tous les archevêques de Paris et autres 5 diocèses ; toutes les reines, qui sont moins exposées que les roix; tous ducs et duchesses de Lorraine, tous ducs et duchesses de Savoye; listes d'autres princes ou seigneurs qui se suivent; et en tirer des résultats1. ,o
745 (1157. II, f° 80 v°). — Les médecins disent que, pour un homme malade, il y a deux femmes. Il semble que cela soit égal à la campagne. D'où l'on peut conclure bien naturellement que la moitié des maladies des femmes sont imaginaires. 15
Je ne parle pas des accouchements, qui sont des maladies volontaires.
746* (240. I, p. 254). — L'Écriture dit que Tubalcaïn inventa les ouvrages de fer. Ce n'est pas l'invention des ouvrages de fer qui est admirable, non plus que celle de le fondre, de le faire couper, etc.; c'est de le tirer de la terre. Comment a-t-on imaginé que cette terre, dont la superficie