‹ Pensâees et fragments inâedits de Montesquieu (volume 2)Chapitre 52 sur 200 · Cela rtapu entrer dans les Romains · texte numérisé non relu

Cela rtapu entrer dans les Romains

10 155* (1669. III, f° 16). — La conjuration de Catilina étoit un dessein mal conçu, mal digéré, difficile à commencer, impossible à finir, et qui étoit moins l'effet de l'ambition que de l'impuissance et du désespoir.

i5 Mais elle est singulière par cette conspiration si générale de détruire Rome, la République. Tous ceux à qui Sylla avoit donné des terres, et tous ceux à qui il les avoit ôtées, tous les grands qui avoient de l'ambition, tous ceux qui n'avoient point de bien

20 et tous ceux qui haïssoient Pompée, tous ceux qui étoient du parti du Sénat, tous ceux qui étoient pour le Peuple, désiroient une révolution.

Nous trouvons dans les lettres de Cicéron un monument bien authentique de la corruption ro-

25 maine...

La conjuration de Catilina n'est fameuse que par le nombre des scélérats qui la formèrent, des grands personnages qui cherchèrent à la favoriser : car,

d'ailleurs, c'étoit un dessein mal conçu, mal digéré, et qui étoit moins l'effet de l'ambition que de l'impuissance et du désespoir.

156* (1670. III, f° 16 v°). — Sylla, étant consul, tira au sort les provinces avec son collègue et eut 5 la commission d'aller faire la guerre à Mithridate. Marius, pour l'en priver, chercha à mettre dans la République plus de désordre qu'il n'y en avoit déjà. Il gagna le tribun Sulpicius, et, ayant appelé à Rome le menu peuple des villes d'Italie, par de nou- 10 velles loix et par ces (sic) violences, il se fit donner la commission de Sylla.

Celui-ci courut à l'armée; celui-ci courut à Capoue, où étoient les légions qui lui avoient été destinées, et leur représenta si bien le tort que Marius i5 vouloit leur faire, de donner à d'autres soldats les honneurs et les avantages de cette guerre, qu'elles le suivirent à Rome, d'où il chassa Marius et ses partisans '.

157* (167 1. III, f° 16 v°). — Justinien et un autre 20 prince que je ne nomme pas sont deux princes que les historiens peuvent louer et blâmer tant qu'ils voudront.

158* (1672. III, f° 17). — On souhaiteroit peut-être que j'entrasse ici dans le détail du gouvernement 25 politique de la République romaine; mais je renver-

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