‹ Pensâees et fragments inâedits de Montesquieu (volume 2)Chapitre 64 sur 200 · Voyez avec attention sa vie dans Plutarque · texte numérisé non relu

Voyez avec attention sa vie dans Plutarque

213*(i698. III, f° 39 v°). — Plutarque, Vie d'Aratus

(au commencement) : — « La cité donques de Si-

cyone, depuis qu'une fois elle fut sortie du pur

gouvernement de la noblesse, qui ^st le propre des

5 villes doriques... »

214* (1762. III, f°Ô7 v°). — Nombre des Sénateurs.

— Romulus institua cent sénateurs; Priscus, cent autres; Brutus, cent autres. — Un sénat nombreux tient plus de la démocratie.

10 215*(i776.III,f°7o). — IIe volume Politica, page8i:

— Représentants juifs : Sénat de soixante-dix, à vie; 24,000 représentants qui proposent au Sénat, qui décide. C'est tout le contraire de ce qu'on faisoit en Grèce et Italie: le Sénat proposoit; le Peuple

i5 décidoit. Autre singularité: la proposition est de l'état (sic) dans des représentants choisis à temps, et la résolution, dans des représentants choisis à vie. Voir la République des Hébreux. Voir la conformité avec les loix d'Egypte.

20 216*(i9i4.III,f°i46v0). — Bodin rejette la pratique des petits cantons, comme Zug et Appenzell, où, dans les choses de conséquence, chaque sénateur a charge de mener avec lui, au Conseil, deux ou trois qu'il avisera, qui ont aussi voix délibérative; ce qui

25 fait quelquefois 4 ou 5oo, et les affaires ne peuvent être secrètes.

L'expérience est contraire dans les sénats de Venise et de Rome, où le nombre étoit grand.

Rien ne prouve plus cette pratique que (sic) la bonté des mœurs du Peuple1.

217*(i758. III, f°65 v°). — Toute assemblée aristocratique se partage toujours d'elle-même en peuple et en principaux. 5

218* (1923. III, f° 149 v°). — Le Prince. — l\ aime lorsqu'il croit qu'on l'aime; il faut donc lui persuader qu'il est aimé.

219*(i856. III, f° 108). — Dans les cas même où les loix ont de la force, elles en ont toujours moins 10 que l'honneur. Le devoir est une chose réfléchie et froide; mais l'honneur est une passion vive, qui s'anime d'elle-même et tient, d'ailleurs, à toutes les autres. Dites à des sujets qu'ils doivent obéir à leur prince, parce que la Religion et les loix l'ordonnent, i5 vous trouverez des gens froids. Dites leur qu'ils doivent lui être fidèles, parce qu'ils le lui ont promis, et vous les verrez s'animer.

220*(i845. III, f° io5). — Les mœurs ne sont jamais bien pures dans les monarchies. Cette noblesse, 20 avec son luxe et les vertus qu'elle se fait, est la source de toute corruption.

221*(i 728. III, f°47). — Noblesse françoise. — O vous qui, dans les races futures, devez en prendre soin,

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