‹ Pensâees et fragments inâedits de Montesquieu (volume 2)Chapitre 87 sur 200 · I. N'a pu entrer dans le livre sur la Nature du Terrain · texte numérisé non relu

I. N'a pu entrer dans le livre sur la Nature du Terrain

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des terres y est établie ; au lieu qu'elle ne l'est ni en Turquie, ni en Perse, ni au Mogol, ni au Japon, au moins totale. La raison pourquoi elle est à la Chine, c'est que le contraire mèneroit à la révolte; au lieu que, dans les autres états, elle ne mène qu'à 5 l'insensible anéantissement.

316* (1847. III, f° io5 v°). — L'esclavage des paysans en Allemagne fait bien voir que c'est une conquête de peuples qui ne cultivoient pas les terres.

317* (1722. III, f°45 v°). — A la page 207, mettre 1 la réflexion que, dans la Basse-Allemagne, Bohème. . . , les paysans sont serfs et ont une langue différente.

318* (igo3. III, f° i36 v°). — Esprit général.— C'est surtout une grande capitale qui fait l'esprit général d'une nation; c'est Paris qui fait les Fran- 1 çois : sans Paris, la Normandie, la Picardie, l'Artois, seroient allemandes comme l'Allemagne; sans Paris, la Bourgogne et la Franche-Comté seroient suisses comme les Suisses; sans Paris, la Guyenne, le Béarn, le Languedoc, seroient espagnols comme 2 les Espagnols.

319* (191 1. III, f° 145 v°). — Législateurs. — Lycurgue a fait tout ce qu'il a pu pour rendre ses citoyens plus guerriers; Platon et Thomas Morus plus honnêtes gens; Solon, plus égaux; les législa- 2 teurs juifs, plus religieux; les Carthaginois, plus riches; les Romains, plus magnanimes.

320* (1827. III, f°98 v°). — Ses (sic) loix peuvent encore avoir une origine de conformité qu'il faut savoir. Comment peut-on appliquer une loi si Ton ne sait pas le pays pour lequel elle a été faite, et 5 les circonstances dans lesquelles elle a été faite ? La plupart de ceux qui étudient la jurisprudence suivent le cours du Nil, se débordent avec lui, et en ignorent la source.

321* (1775. III, f° 70). — Chinois et Japonois. — o Très peu de rapport dans les coutumes; même tour de génie; manière, tout diffère. Le Chinois est paisible, modeste, judicieux, trompeur et avare; le Japonois est soldat, remuant, dissipé, soupçonneux, ambitieux et plein de grands projets. La religion 5 des Buddeos fsz'cj, qui est commune aux Japonois et aux Chinois, n'est venue au Japon que très tard et par le canal de la Corée. — Kaempfer1.

Ils peuvent fort bien être venus par la Tartarie.

<.o 322* (17 17. III, f° 44 v°). — Mœurs et Manières. — Constantin Porphyrogénète ordonne que l'on cache aux Barbares les belles femmes. Il n'en faut pas davantage pour changer les mœurs et les manières d'une nation.

i5 323* (1724. III, f° 46). — Les législateurs chinois ont donné pour les mœurs la musique, comme les Grecs. Ils ne se sont pourtant pas copiés,

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