ANGLETERRE
reilles sans avoir, de tous côtés, des ennemis mortels, c'est-à-dire sans courir une infinité de périls.
4667 (372. I, p. 358). — La République d'Angleterre n'a subsisté que pendant un petit intervalle: 3 c'est celui qui est après l'abattement du parti du Roi et avant le commencement de la puissance militaire de Cromwell. Pendant Cromwell, ce fut tyrannie. Après lui, jusqu'au rétablissement, partie tyrannie, partie anarchie.
10 1668 (584. 1, f* 445). — Je crois que c'est du temps de Charles II que l'on fit le procès à un homme pour avoir dit que le roi d'Angleterre ne guérissoit pas des écrouelles.
4669 (i2o3. II, f*92 v»). — Le roi Guillaume, dans i5 un débat, à qui on dit: c Mais, Sire, il pourroit bien
arriver que l'on se mettroit en république, » répondit avec son sang -froid ordinaire: cOh! C'est ce que je ne crains pas : vous n'êtes pas assez honnêtes gens pour cela. > Beau mot ! et je m'étonne qu'un
20 roi l'ait dit. Aussi étoit-ce un roi de nouvelle création. Il voyoit bien qu'il faut de la vertu et de l'amour pour le bien public pour faire une république. Aussi, après Cromwell, n'en put- on pas faire une d'un jour. On changeoit tous les huit jours
35 de gouvernement; chacun ne songeoit qu'à ses intérêts; et il fallut, enfin, rappeler le Roi.
4670 (260. 1, p. 271). — Par l'union avec l'Ecosse,
la puissance de l'Angleterre s'est extraordinairement augmentée : car il falloit auparavant que le gouvernement envoyât de l'argent pour faire passer ce qu'on vouloit dans le Parlement, et on (sic) ne revenoit (sic) rien ou presque rien en Angleterre. 5 Aujourd'hui, l'Ecosse, qui ne devoit rien, est entrée en part des dettes de la Nation : elle paye à proportion. Tout le monde sort du royaume pour aller en Angleterre : les gens riches, les cadets des maisons; plus de Parlement à Edimbourg. Les tributs 10 enlèvent tout l'argent.
Il est vrai que l'Ecosse s'est cultivée et s'est attachée au commerce. Les paysans ont quitté les armes pour travailler. Ainsi elle ne s'est pas appauvrie; au contraire, s'est enrichie malgré les désavantages i3 susdits.
1671 (528. 1, p. 424). — Il n'est pas étonnant que Londres s'augmente : elle est capitale des trois royaumes et de tous les établissements des Anglois aux deux Indes. 20
1672* (i5i. I, p. i3i). — Les Anglois ont la commodité de faire courir toutes sortes de libelles par le moyen de leur poste à pied\ La Reine témoigna au Parlement de 171 3 qu'elle désireroit qu'on établît une loi pour réprimer la fureur des libelles. Le Par- 25 lement le refusa, et un membre dit que cela rendroit le Gouvernement trop puissant.
. î . C'est pour cela qu'on n'a pas voulu rétablir à Paris,