I . Mis dans le Prince
dignes; de façon que, plus on récompense de personnes, plus il arrive que d'autres méritent d'être récompensées. Cinq ou six autres personnes sont dignes d'un honneur que vous avez accordé à deux ou trois; cinq ou six cents sont dignes d'un honneur b que vous avez accordé à cent. Ainsi du reste.
1853 (700. 1, p. 477). — Ce qui produit dans le Monde les divisions funestes, c'est l'autorité souveraine, d'un côté, et la force du désespoir, de l'autre.
1854* (186. I, p. 186). — Les Templiers. — Leur 10 condamnation ne prouve rien, ni les procès dans lesquels un prince est partie.
Les Juifs accusés de l'incendie de Rome, faussesement, mais condamnés.
L'affaire des religieuses de Loudun. i3
Nos premiers Chrétiens condamnés pour des crimes ridicules. Si nous avions les procédures, nous verrions des témoins, des confessions, des accusés, etc.
Les Templiers avoient été presque condamnés 20 avant d'être accusés; au moins, leur perte étoit-elle résolue.
La Saint-Barthélémy! Le Roi ne donna- 1- il pas des lettres partout dans lesquelles il disoit que les Huguenots avoient voulu le tuer? Ne fit-il pas 25 même faire le procès et pendre quelques Huguenots par le Parlement de Paris ? Et cependant, qui ne sait de quoi il étoit question, et que leur perte avoit été résolue longtemps auparavant?
MINISTRES ET AGENTS DU PRINCE SSq
1855(432. I, p. 384). — Le cardinal de Polignac disoit qu'il n'y avoit d'heureux que les princes qui meurent de mort violente : ils suivent leurs fantaisies, ne pensent à rien. Mais les princes sages, 5 qui passent leur vie à prévoir, vivent longtemps et malheureux.
Mad* de Montespan disoit que le Roi politiquoit toujours avec elle.
d856(533. I, p. 426). — Quelle idée pour un prince 10 mourant de penser que son malheur va faire la félicité publique.
Cette idée fait si bien le désespoir des tyrans que
plusieurs, pour empêcher que le jour de leur mort
ne fût un jour de joye, ont ordonné que l'on exter-
i3 minât, ce jour-là, une partie de leur peuple, afin
d'empêcher que l'autre ne pût se réjouir.
1857 (476. I, p. 401). — Détrônement — Un péché qui, dès qu'il est commis, devient une chose juste.