‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 147 sur 263 · XI. MINISTRES ET AGENTS DU PRINCE · texte numérisé non relu

XI. MINISTRES ET AGENTS DU PRINCE

20 1858* (8i3. 1, p. 520). — Plus le Prince a de grandeur, plus le Ministre est petit ; et plus le Ministre a de grandeur, plus le Souverain est petit.

1859 (947. II, f> 20 v^). — Montrésor dit que le rapporteur de M. de Saint-Mars (sic) disoit qu'un

de ses grands crimes étoit d'avoir voulu chasser M. le Cardinal'. «C'est, dit-il, comme si on privoit le Prince de son bras, que de vouloir le priver de son ministre, i Et moi, je dis que, quand la Servitude même viendroit sur la Terre, elle ne parleroit pas 5 autrement.

1860 (624. 1, P 45 1). — Il faut choisir pour ministres ceux qui ont le plus l'estime publique : pour lors, on n'est plus garant de son choix.

1861* (248. 1, p. 258). — Un premier ministre ne 10 doit point déplacer les ministres qu'il a trouvés : les sottises qu'ils font ne sont pas sur son compte, mais bien celles des gens qu'il a placés.

1862 (1072. II, f° 66). — Une chose devroit faire trembler tous les ministres dans la plupart des États i5 d'Europe, c'est la facilité qu'il y auroit à les remplacer.

1863 (1327. II, f^ i85 v<»).— Ceux qui élèvent aux premières places les gens déshonorés par leurs mœurs donnent bien mauvaise opinion d'eux-mêmes. 20

1864 (738. 1, p. 491). — On n'appelle plus un grand ministre un sage dispensateur des revenus publics, mais celui qui a de l'industrie, et ce qu'on appelle des expédients.

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