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regardé le gouvernement militaire, et les raisons en sont naturelles : le travail suppose la discipline, et la discipline, la force du commandement. L'objet de celui qui travaille est le plaisir du délassement; mais, 3 quand on est dans l'oisiveté, on a bien d'autres prétentions au bonheur.

1890* (i528. II, f> 232). — Toutes années qui ont vécu délicieusement sont mutines : car, pour elles, le travail est insupportable. Mais celles qui sont 10 accoutumées aux exercices obéissent: car le combat ne leur est pas pénible; au contraire, elles le souhaitent pour avoir du repos, au lieu que les autres le fuyent pour rattraper le lieu de leurs délices.

1891* (1391. II, 1^201 v^). — Les Chevaliers. — Les 1 5 lances ayant besoin de bien des gens pour les servir, ceux qui les portoient étoient comme ceux qui alloient montés sur les chariots chez les Grecs et Troyens : troupes qui faisoient la principale figure dans les armées.

20 De là vinrent, dans la chevalerie comme chez les héros d'Homère, les colloques entre les principaux personnages.

1892* (1497. II, ^ 224 v°). — Comme les Suisses nous ont donné l'art de la guerre en formant notre 25 infanterie, il n'est pas étonnant que les Romains eussent fait autrefois de même.

1893* (1469. II, f> 216 v°). — Lignes attaquées y Li-

gnes forcées. — Proverbe devenu faux. Autrefois, on n'avoit pas de si grandes armées qu'à présent. Or, quand on investissoit une place, on avoit le même terrain à garder avec une petite armée qu'aujourd'hui avec une grande, et l'on tomboit avec ses plus 3 grandes forces sur les parties les plus foibles qu'on choisissoit. C'est ainsi qu^on secourut Arras. Aujourd'hui, les grandes armées font qu'il n'y a plus d'endroits foibles. On met devant soi de grands retranchements, dont on jette toute la terre d'un lo côté ; on fait des puits pour arrêter et embarrasser la cavalerie, un feu terrible sur ceux qui attaquent. Il n'y a pas de moyen de passer.

1894* (1495. II, f® 224). — Il y a des choses qui pouvoient se faire autrefois, et qui, à présent, ne se 1 3 font plus. Par exemple, Titus Martius, en Espagne, surprit dans la même nuit deux camps des ennemis, l'un après l'autre. Le bruit de la mousquetterie et du canon ne le permettroit plus.

1895 (1448. II, f^ 212). — Combien d'occasions où, 20 avec le moins, on fait le plus? On dit que, Ruyter ayant appris que les Anglois s'étoient déclarés contre la Hollande, il demanda quarante vaisseaux d'aug* mentation ; ayant appris que la France s'étoit jointe à l'Angleterre, il n'en demanda plus que trente. Le 25 roi Richard, ayant appris que son concurrent descendoit en Angleterre, avec une armée, dit: «Eh bien ! nous le battrons ! > On vint lui dire qu'il venoit avec quinze cents hommes, il se jeta sur son

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fauteuil et dit : c Je suis perdu ! > II jugea qu'il (sic) avoit des intelligences dans son armée. Ajoutez à cela la balance du Boccalini, où TEspagne est toujours plus légère.

5 4896 (834. 1, p. 535). — Les Allemands ont cela de bon: ils savent se rallier; mais ils ne peuvent faire si bien tout seuls que joints avec une nation qui ait plus de pointe, comme les Anglois ou même les Espagnols; il n'ont pas cette pointe et cette force 10 d'attaque des autres nations.

Le grand nombre de nos officiers contribue à nous donner cette pointe: tout notre premier rang est officiers (sic).

1897 (746. I, p. 493). — Voir la proportion de ce ib que la France auroit de troupes sur celle des revenus,

la comparant avec le pied de troupes et les revenus du roi de Prusse.

1898 (1349. Hf ^ 194)- — Il est démontré qu'il ne peut plus y avoir en France un grand homme de

20 guerre. C'est que personne ne fait ce qu'il doit faire. Le général ne communique rien de ce qu'il fait aux officiers généraux ; le secret est entre lui et le maréchal des logis de l'armée et le major général. Mais, si l'on ne forme pas de bons officiers généraux, où

23 trouvera-t-on un général ? Il y a plus. C'est que le général lui-même ne se forme pas, parce que la Cour veut faire son métier. Idem, des ministres.

1899(56i. I, f>438). — La force de la France consiste en ce que la capitale est le plus près du côté le plus foible>. Cela fait qu'elle a plus d'attention à ce qui en demande davantage, et qu'elle peut mieux y envoyer du secours. 5

1900* (i535. II, f* 239). — La situation du royaume de France est fâcheuse en ce qu'elle a cent soixante et dix lieues de frontières à garder, cent soixante et dix places sur ces frontières, nonante-trois mille hommes pour garder ces places; que l'argent qu'il 10 en coûte se consomme dans les extrémités du Royaume et ne revient plus ; qu'il lui faut un étatmajor, entretenir ces places; qu'il [lui faut], outre cela, des troupes pour l'intérieur, pour former des armées; qu'il ne faut pas moins de 25 à 3o,ooo iS hommes de recrues tous les ans; que les côtes de rOcéan sont près de deux grandes puissances maritimes et, par là, sont exposées ; qu'ainsi il faut une marine et garder les ports; que ces côtes sont accessibles. Voilà donc des dépenses immenses ao nécessaires !

Elle ne peut faire la guerre, qu'elle ne l'ait avec toute l'Europe.

Luxe de la Cour, nécessaire entretien (sic) de la Noblesse. — Facilité d'emprunter, qui fait qu'elle aS emprunte.

L'Espagne n'a point besoin de places, point besoin d'une grande armée : elle se défend toute seule ; la

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