‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 32 sur 263 · I. Voyez I*' volume, page · texte numérisé non relu

I. Voyez I*' volume, page

on sent aisément ce dégoût, et l'on sent peu le bien. Mais, quand on est mal, on ne sent que ce mal. Le mal nouveau qui nous arrive ne se fait pas sentir non plus. De là vient qu'il n'y a pas de do- 5 mestiques, ni de sujets, qui aiment plus à changer de maître que ceux qui sont heureux.

1008(33. I, p. 37). — Qui sont les gens heureux? Les Dieux le savent : car ils voyent le cœur des philosophes, celui des roix et celui des bergers.

10 1009* (1661. III, f* 12 v^). — Swr le Bonheur.— Le roi de Maroc a dans son sérail des femmes blanches, des femmes noires et des femmes jaunes. Le pauvre homme ! Â peine a-t-il besoin d'une couleur > .

4ai0*(i662. III, f> 12 vo). — . 5wr le Bonheur.— i5 Un homme alla demander au duc d'Orléans de pouvoir porter un habit à brevet. «Je le veux, lui répondit-il, pourvu que votre tailleur y consente. > Il en est de même de toutes les choses que nous désirons ou que nous possédons dans la vie. Il y a 20 toujours quelque tailleur qui n'y consent pas.

1014 (477. 1, p. 401). — J'ai ouï dire au cardinal

Imperiali : « Il n'y a point d'homme que la Fortune

ne vienne visiter une fois en sa vie. Mais, lorsqu'elle

ne le trouve pas prêt à la recevoir, elle entre par

23 la porte et passe par la fenêtre. > ^

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