‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 47 sur 263 · AFFECTIONS III · texte numérisé non relu

AFFECTIONS III

portés à la dureté : témoin les moines et les conquérants. Il n'y a que la médiocrité ou le mélange de la bonne et de la mauvaise fortune qui donnent de la pitié I.

5 1099 (102 3. II, f° 39). — Javois le bonheur que presque tout le monde me plaisoit, et ce caractère a été la chose du Monde la plus heureuse pour moi : car, comme mon visage étoit tout ouvert, qu'il m'étoit impossible de cacher mon amour, mon mépris, 10 mon amitié, mon ennui, ma haine, comme la plupart des gens me plaisoient, ils trouvoient sur mon visage un bon témoignage d'eux-mêmes.

1100(990. II, f° 28 v^). — Les gens qui ont de l'esprit, et qui ont beaucoup lu, tombent souvent dans i3 le dédain de tout.

IIŒI (479. I, p. 402). — On se fie à un honnête homme comme on se fie à un banquier riche.

1102 (29. I, p. 22). — Le but naturel de la vengeance est de réduire un homme à ce sentiment de

20 désirer de ne nous avoir point offensé. La vengeance ne mène point à ce but; mais à celui que l'on seroit heureux si l'on pouvoit nous offenser encore. Le pardon ramèperoit bien plus sûrement un homme au repentir.

25 II y a encore un autre plaisir, qui est celui de

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