I. Mis à peu près dans les Romains
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de vaincre. II s'indignoit des coups qu'il recevoit, tel qu'un lion qui regarde ses blessures. Toujours présent ou prêt à reparoître, jamais vaincu que sur le point de vaincre, construisant sans cesse une nouvelle puissance, il alloit chercher des nations 3 pour les mener combattre encore; il les faisoit sortir de leurs déserts et leur montroit les Romains. Il mourut en roi, trahi par une armée eifrayée de la grandeur de ses desseins et des périls quHl avoit conçus. xo
1494 (604. I, f® 448). — Tigrane, roi d'Arménie, également foible et présomptueux. Il se faisoit servir par des roix, parce qu'il n'étoit pas seulement un homme. Il entreprit la guerre contre les Romains, et il n'eut pas seulement l'esprit de douter qu*il i3 pût ne pas vaincre. Il faisoit mourir tous ceux qui venoient lui dire que les Romains osoient avancer. Un seul jour — que dis-je? — un moment l'abattit, et son découragement acheva de l'anéantir.
1495 (295. 1, p. 3 14). — J'ai trouvé dans Chardin 20 ce développement : la singularité du détrônèment du dernier roi de Perse, qui, assiégé dans Ispahan par Mir- Mahmoud, sortit de son palais, fit à pied une espèce de procession dans les rues d'Ispahan, en habit de deuil, et ensuite alla au camp de Mah-zS moud, lui mit la couronne sur la tête, et lui céda le royaume à condition qu'il lui sauvât la vie et épargnât ses femmes. C'est que les Perses croyent que le dernier iman reviendra; que, pour lors, le
Roi sera obligé de lui céder la couronne et de prendre la vie privée. Apparemment les Persans s'imaginèrent que Mahmoud étoit le dernier iman. Il est vrai, cependant, que Mahmoud n'étoit pas de 5 la même secte.
1496* (167. I, p. iSg). — Quand on dit que les
Égyptiens ont pris les coutumes des Hébreux, c'est
comme si on me disoit que les François ont pris
10 des Irlandois jacobites leur manière de parler et de
se mettre.
1497* (232. 1, p. 249). — Il falloit que les Hébreux fussent bien séparés des Égyptiens pour n'avoir pas pris d'eux le dogme de l'immortalité de l'âme. C'est i3 que les Hébreux ne descendirent point proprement chez les Égyptiens, mais chez les Pasteurs, d'Avaris à Géthron».
1498 (243. 1, p. ft56). — Le plus grand projet qui ait jamais été conçu 2, c'est la fondation d'Alexan-
1 . Une preuve que les Hébreux ne descendirent pas chez les Égyptiens, mais chez ceux 4e Céthron, c'est qu'ils ne prirent pas d'eux le dogme de l'immortalité de l'âme. Mais comment prirentils tant d'autres choses des Égyptiens? C'est que ceux de Céthron avoient les superstitions qu'ils prirent, et, d'ailleurs, les Hébreux étoient si ignorants, si grossiers, si misérables, qu'ils ne prenoient rien que leurs superstitions propres.