‹ Pensée des jardinsChapitre 51 sur 55 · L ANE DU JARDINIER · texte numérisé non relu

L ANE DU JARDINIER

Le terreau, la cibonle et lo lys me parfumont.

Je suis comme un jardin, je porte des léei-umes.

Et, si c'est un melon, j'ai l'air d'un oriental

qui a dessus son dos une outre de crisfal.

Je salue en puissant les choses matinales :

la rosée, les osiers et les fleurs du Bengale,

les écoliers qui ont des pièces à moineaux,

l'ouvrier sans travail, l'aiçuiseur de couteaux,

la laitière de rose aux jambes décidées,

le soldat-laboureur qui ppsse entre les blés.

Je comprends peu la terre à cause du m^lane^e.

Je comprends mieux le ciel où il n'y a qne des nuages.

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. .. Cependant cest en vaincfu'à chaque instant j'essaie d'escalader l'air bleu, de mon sabot usé. Chaque fois le sabot retombe, malhabile, rivé au sol par des entraves invisibles.

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