L ANE DU JARDINIER
Le terreau, la cibonle et lo lys me parfumont.
Je suis comme un jardin, je porte des léei-umes.
Et, si c'est un melon, j'ai l'air d'un oriental
qui a dessus son dos une outre de crisfal.
Je salue en puissant les choses matinales :
la rosée, les osiers et les fleurs du Bengale,
les écoliers qui ont des pièces à moineaux,
l'ouvrier sans travail, l'aiçuiseur de couteaux,
la laitière de rose aux jambes décidées,
le soldat-laboureur qui ppsse entre les blés.
Je comprends peu la terre à cause du m^lane^e.
Je comprends mieux le ciel où il n'y a qne des nuages.
OUELOUES AXES l85
. .. Cependant cest en vaincfu'à chaque instant j'essaie d'escalader l'air bleu, de mon sabot usé. Chaque fois le sabot retombe, malhabile, rivé au sol par des entraves invisibles.
l80 PENSÉE DES JARDINS