‹ Pensée des jardinsChapitre 54 sur 55 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Petit âne mendiant et gris, plus désolé que la carriole que tu trames,

O toi qui n'en peux plus, ô toi qui n'en peux mais : avoue que tu n'as pas de veine?

Mais que t'importent quelques horions de plus?

Ce n'est point tant pour ta lenteur, que parce que tu es toi, que l'on te distribue

ces coups de soulier sur le cœur.

O mon frère, espérons qu'à cette même source

où se mire le Paradis :

toi et moi nous boirons un jour une eau plus douce

que l'ombre de l'auine à midi.

Page 1