Entretiens
4. On a ici comme le canevas de VEntretien avec M. de Saci. On remarquera que Pascal ne met pas dans
4 Ur. Nulle religion que la nôtre n'a enseigné que l'homme naît en péché ; nulle secte de philosophes ne l'a dit ; nulle n'a donc dit vrai.
5. Que Diea s'esi voulu clianger. S'il n'y avait qu'une religion, Dieu serait bien manifeste. S'il n'y avait des martyrs qu'en notre religion, de même.
...Dieu étant ainsi caché, toute religion qui ne dit pas que Dieu est caché n'est pas véritable ; et toute religion qui n en rend pas la raison n est pas instruisante. La nôtre fait tout cela ; Vere tu es Deus absconditus ^ .
b hs. Perpciuité. Cette religion , qui consiste à croire que l'homme est déchu d'un état de gloire et de communication avec Dieu en un état de tristesse, de pénitence et d'éloignement de Dieu, mais qu'après cette vie nous serons rétablis ^ par un Messie qui devait venir, a toujours été sur la terre. Toutes choses ont passé, et celle-là a subsisté pour laquelle sont toutes choses 3.
Les hommes, dans le premier âge du monde, ont été emportés dans toutes sortes de désordres, et il y avait cependant des saints comme Enoch, Lamech et d'autres, qui attendaient en patience le Christ promis dés le commencement du mondes. Noé a vu la malice des hommes au plus haut degré ; et il a mérité de sauver le monde en sa personne 5 par l'espérance du Messie, dont il a été la figure. Abraham était environné d'idolâtres, quand Dieu a fait connaître le mystère du Messie, qu'il a salué de loin °. Au ceraps d'Isaac et de Jacob, l'abomination était répandue sur toute la terre : mais ces saints vivaient en la toi ; et Jacob, mourant et bénissant ses enfants, s'écrie par un transport qui lui fait interrompre son discours : J'attends, ô mon Dieu, le Sauveur que vous avez promis : Salulare tuum expectabo, Domine 7.
cette rapide esquisse moins d'émotion à la fois et de rigueur que Bossuel dans les sommaires de ses Sermons.
1. Cf. art. XX, qui n'est que le développement de cette idée.