Les esprits ordinaires
4. C'est la marque d'une intelligence peu commune du christianisme que de bien comprendre la parenteétroite d'Israël et de l'Église. Cf. tout l'article XXI qui n'est que le développement du vieil adage de l'École ; Novum Teitamentum in Vetere latet ; Veiu4 in Noiv patet.
5. Dans le premier dessein de l'Incarnalion, que Dieu leur a révélé et qui a causé la révolte de Lucifer.
ARTICLE XII Le péché originel,
La religion doit rendre raison de nos contrariétés (i, 22). Ecoutons la Sagesse de Dieu (i, 2, /). Tout par lui, tout pour lui (6). Ce que nous crie la conjusion monstrueuse de noire nature (//). L'état glorieux et la déchéance d'Adam (12, 24). Nul n'est heureux comme un vrai chrétien (i5, ]j). Incroyable que Dieu s'unisse à nous {26). Adam et Jésus, concupiscence et grâce (22, 30). Objections contre la religion {20, 21, 27, 28, 29, sS). Guerre intestine (ji, 32, }}, 34). Misé-' tables et rachetés (J4).
1. A. P. R'. Les grandeurs et les misères de l'homme sont tellement visibles, qu'il faut nécessairement que la véritable religion nous enseigne et qu'il y a quelque grand principe de grandeur en l'homme, et qu'il y a un grand principe de misère. Il faut donc qu'elle nous rende raison de ces (!'tonnantes contrariétés.
Il faut que, pour rendre l'homme heureux, elle lui montre qu'il y a un Dieu; qu'on est obligé de l'aimer; que notre vraie félicité est d'être en lui, et notre unique mal d'être séparé de lui ; qu'elle reconnaisse que nous sommes pleins de ténèbres qui nous empêchent de le connaître et de l'aimer ; et qu'ainsi nos devoirs nous obligeant d'aimer Dieu, et nos concupiscences nous en détournant, nous sommes pleins d'injustice. Il faut qu'elle nous rende raison de ces oppositions que nous avons à Dieu et à notre propre bien ; il faut qu'elle nous enseigne les remèdes à ces impuissances, et les moyens d'obtenir ces remèdes. Qu'on examine sur cela toutes les religions du monde, et qu'on voie s'il y en a une autre que la chrétienne qui y satisfasse*.
Sera-ce les philosophes, qui nous proposent pour tout bien les biens qui sont en nous ? Est-ce là le vrai bien ? Ont-
Telle est la doctrine de saint Augustin, commentant la fin du Ps. 24 et y voyant un dialogue entre les Anges sur l'Homme-Dieu : < Quel est ce Roi de gloire î — L'Éternel des armées, voilà le Roi de gloire. »
I. Lisez : à Port-Royal, où Pascal fit, sur la doctrine du péché originel, une conférence dont nous avons ici lé sommaire.