Cf. VII
2. Par contrariétés, Pascal entend les contrastes, les contradictions qu'offre la nature humaine. Ce titre est suivi dans l'autographe de l'indi-
cation suivante : Après avoir montré la bassesse et la grandeur de Vhomme.
5. C'est-à-dire : sans le concours de l'entendement. C'est aussi la doctrine de Bossuet : « Un attrait indélibérè de plaisir sensible prévient tousles actes de nos volontés. (Traité du Lib. Arb.,X.)
le prennent de se divertir ; et je ne puis approuver que ceux qui cherchent en gémissant ' .
9 bis. Les stoïques* ^ disent : Rentrez au dedans de vousmêmes 5 ; c'est là où 4 vous trouverez votre repos: f;t cela n'es*" pas vrai. Les autres disent : Sortez en dehors; recherchez le bonheur en vous divertissant : et cela n'est pas vrai ; les maladies viennent. Le bonheur n'est ni hors de nous, ni dans nous; il est en Dieu, et hors et dans nous s.
10. La nature de l'homme se considère en deux manières : l'une selon sa fin, et alors il est grand et incomparable; l'autre selon la multitude^, comme on juge de la nature du cheval et du chien, par la multitude, d'y voir la course 7, et animuni arcendi; et alors l'homme est abject et vil. Et voilà les deux voies qui en font juger diversement, et qui font tant disputer les philosophes. Car l'un nie la supposition de l'autre : l'un dit : Il n'est pas né à cette fin, car toutes ses .actions y répugnent ; l'autre dit : Il s'éloigne de sa fin quand il fait ces basses actions.
10 bis. Deux choses instruisent l'homme de toute sa nature, l'instinct et l'expérience ^.