‹ Pensées (volume 2)Chapitre 140 sur 306 · Cf. 2, 5 et · texte numérisé non relu

Cf. 2, 5 et

4. Chez la plupart des hommes en effet, l'incrédulité sur un point n'a d'autre fondement que la plus aveugle crédulité sur les points contraires. L'incrédulité a aussi sa dogmatique, et rien n'est plus différent de la liberté d'esprit que ce que Pascal appelle le libertinage.

5. Ent. : prennent préteste pour la contester, de la multitude de ceax qui la nient.

ARTICLE Xin

yérité ou la charité; et ainsi ils ne sont pas excusés', (XXV, 48.)

32. Tant s'en faut que d'avoir ouï dire une chose soit la récrie de votre créance* que vous ne devez rien croire sans vous mettre en l'état comme si^ jamais vous ne l'aviez ouï. C'est le consentement de vous à vous-mêmes, et la voix constante* de votre raison, et non des autres, qui vous doit faire croire'.

Le croire 4 est si important! Cent contradictions seraient vraies 5.

Si l'antiquité était la règle de la créance, les anciens étaient donc sans règle. Si le consentement général, si les hommes étaient péris^?

Fausse humilité, orgueil, levez le rideau 7. Vous avez beau faire; si faut-il ou croire, ou nier, ou douter. N'aurons-nous donc pas de règle? Nous jugeons des animaux qu'ils font bien ce qu'ils font : n'y aura-t-il point une règle pour juger des hommesM Nier, croire et douter bien, sont à l'homme ce que le courir est au cheval?.

Punition de ceux qui pèchent, erreur'". (XXV, 49.)

33. Notre religion est sage et folle. Sage, parce qu'elle est la plus savante, et la plus fondée en miracles, prophéties, etc.

1. Un véritable amour de la vérité on de la charité, c'est-à-dire du vrai et du bien, les aurait conduits sûrement à la foi.

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