C'est précisément, comme 1 on
sait, le cadre qu'a rempli l'auteur du Discours sur VHistoire universelle. Que l'on compare ce vaste et majestueux édifice avec la rapide et saisissante esquisse de Pascal, et l'on aura l'une des différences les plus caractéristiques entre ces deux génies.
5. Ce que cette morale a de grossier frappait alors vivement les apologistes chrétiens, comme Grotius et Arnauld : le critique oratorien, R. Simon, y a cependant signalé plus d'un précepte noble et élevé.
6. On sait que le Coran (Al-Coran = le Coran) promet à ses fidèles des jardins plantés de palmiers et de vignes, arrosés de ruisseaux et embaumés de parfums. Certains docteafis mahométans, selon R. Simon, l'entendent à la venté en un sens symbolique.
7. La religion mahométane, à l'étudier dans le Coran, se réduit i l'affirmation de l'unité de Dieu et de l'immortalité de l'âme.
et dans les casuistes). La morale et la félicité en est ridicule, dans la tradition du peuple, mais elle est admirable dans celle de leurs saints. Le fondement en est admirable : c'est le plus ancien livre du monde, et le plus authentique; et au lieu que Mahomet, pour faire subsister le sien, a défendu de le lire, Moïse, pour faire subsister le sien, a ordonné à tout le monde de le lire '.
Notre religion est si divine, qu'une autre religion divine n'en a été que le fondement.
7 his. Mahomet, sans autorité*. Il faudrait donc que ces raisons fussent bien puissantes, n'ayant que leur propre force. Que dit-il donc ? Qu'il faut le croire !
8. De deux personnes qui disent de sots contes», l'un qui a double sens, entendu dans la cabale*, l'autre qui n'a que ce sens+, si quelqu'un, n'étant pas du secret, entend discourir les deux en cette sorte, il en fera même jugement. Mais si ensuite, dans le reste du discours, l'un dit des choses angéliques, et l'autre toujours des choses plates et communes, il jugera que l'un parlait avec mystère, et non pas l'autre : l'un ayant assez montré qu'il est incapable de telle sottise, et capable d'être m\'stérieux; l'autre, qu'il est incapable de mystère, et capable de sottise.
9. Ce n'est pas par ce qu'il y a d'obscur dans Mahomet, et qu'on peut faire passer pour un sens mystérieux, que je veux qu'on en juge, mais par ce qu'il y a de clair, par son paradis, et par le reste. C'est en cela qu'il est ridicule. Et c'est pourquoi il n'est pas juste de prendre ses obscurités pour des mystères, vu que ses clartés sont ridicules. Il n'en est pas de même de l'Écriture. Je veux qu'il y ait des obscurités qui soient aussi bizarres que celles de Mahomet; mais il V a des clartés admirables, et des prophéties manifestes accomplies. La partie n'est donc pas égale. Il ne faut pas confondre et égaler les choses qui ne se ressemblent que par l'obscurité, et non pas par la clarté, qui mérite qu'on révère les obscurités.
9 his. Contre Mahomet. L'Alcoran n'est pas plus de Mahomet, que l'Évangile, de saint Matthieu s, car il est cité de plusieurs auteurs de
1. « Tous les sept ans, tu liras cette loi devant tout Israël. » (Deutèr., XXI, II.-)