‹ Pensées (volume 2)Chapitre 192 sur 306 · Cherchez et vous trouverez · texte numérisé non relu

Cherchez et vous trouverez

{Matt., VII, 7; Ec, XI, 9, etc.)

4. Ent. : ce n'est point de cette lumière dont on parle, quand on dit :

clair comme le jour en plein midi.

5. Paroles qui s'adressent à Dieu, et non à Cyrus, comme l'a cru Havet : « Vcus êtes vraiment un Dieu qui se cache. » (Js., XLV, 15.)

6. Pascal ne revient jamais sans émotion sur cette difierence entre le Dieu des philosophes et le Dieu des

chrétiens : on se rappelle quel éclair de lumière avait été pour lui cette vérité soudain entrevue dans la nuit du 25 nov. 1654. V. Introduction.

7. L'acte de itoi se tourne en acte d'amour, ou plutôt c'est parce qu'il l'aime que Pascal définit si admirablement Celui en qui il a foi.

8. Les m5'stères de la chute et de la Rédemption sont ainsi dans l'ordre de la connaissance antérieurs au m\'stère de la nature divine. Il faut, dit Pascal, partir du péché originel et de la Rédemption, pour s'élever à l'intelligence du vrai Dieu, qui est amour.

5. La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons Dieu et notre misère ^

6. Tous ceux qui cherchent Dieu hors de Jêsus-Christ, et qui s'arrêtent dans la nature, ou ils ne trouvent aucune lumière qui les satisfasse, ou ils arrivent à se former un moyen de connaître Dieu et de le servir sans médiateur : et par là ils tombent, ou dans l'athéisme, ou dans le déisme, qui sont deux choses que la religion chrétienne abhorre presque également *.

7. Dieu par Jésus-Christ... Nous ne connaissons Dieu que par JÉSUS- Christ. Sans ce médiateur est ôtée toute communication avec Dieu; par Jésus-Christ, nous connaissons Dieu. Tous ceux qui ont prétendu connaître Dieu et le prouver sans Jésus-Christ n'avaient que des

fireuves impuissantes. Mais, pour prouver Jésus-Christ, nous avons es prophéties, qui sont des preuves soUdes et palpables. Et ces prophéties, étant accomplies, et prouvées véritables par l'événement, marquent la certitude de ces vérités ?, et partant la preuve de la divinité de Jésus-Christ. En lui et par lui nous connaissons donc Dieu. Hors de là et sans l'Écriture, sans le péché originel, sans médiateur nécessaire promis et arrivé, on ne peut prouver absolument Dieu ♦, ni enseigner une bonne doctrine ni une bonne morale. Mais par Jésus-Christ et en Jésus-Christ, on prouve Dieu, et on enseigne la morale et la doctrine s. Jésus-Christ est donc le véritable Dieu des hommes.

Mais nous connaissons en même temps notre misère, car ce Dieu n'est autre chose que le réparateur de notre misère. Ainsi nous ne pouvons bien connaître Dieu qu'en connaissant nos iniquités.

Ainsi ceux qui ont connu Dieu sans connaître leur misère ne l'ont pas glorifié, mais s'en sont glorifiés. Quia non cognovit per sapientiam, plaçait Deo per stuUiliam prxdicationis salvos facere *.

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