‹ Pensées (volume 2)Chapitre 207 sur 306 · Après la défaite du roi de Sodome. {Gen., XIV · texte numérisé non relu

Après la défaite du roi de Sodome. {Gen., XIV

8. Ce sont les mots du centurion de l'Evangile à ses soldats. (Matt., VIII, 9.)

9. « Le péché se couche à ta porte et ses désirs se portent vers toi ; mais toi. tu tiendras sous toi tes désirs. » {Gen., IV, 4-)

10. Tandis que le stoïcien considère les passions comme essentiellement mauvaises, Pascal, d'accord en cela avec Aristote, les tient pour des force.» utiles que l'homme peut et doit maîtriser L'ascétisme chrétien, on le voit, n'a rien de commun avec l'indifférence ou l'ataraxie stoïcienne.

42. On ne s'éloigne [de Dieu] qu'en s'éloignant de la charité. Nos prières et nos vertus sont abomination devant Dieu, si elles ne sont les prières et les vertus de Jésus-Christ. Et nos péchés ne seront jamais l'objet de la [miséricorde], mais de la justice de Dieu, s'ils ne sont ceux de Jésus-Christ '. Il a adopté nos péchés, et nous a admis à son alliance; car les vertus lui sont propres, et les péchés étrangers ; et les vertus nous sont étrangères, et nos péchés nous sont propres.

-^Changeons la règle que nous avons prise jusqu'ici pout juger de ce qui est bon. Nous en avions pour règle notre volonté, prenons maintenant la volonté de Dieu : tout ce qu'il veut nous est bon et juste, tout ce qu'il ne veut... '. .-^^ / .' r <- ''/■-<'-

Tout ce que Dieu ne veut pas est défenduTpLes péchés sont défendus par la déclaration générale que Dieu a'^ite qu'il ne les voulait pas. Les autres choses qu'il a laissées sans défense générale, et qu'on appelle par^ cette raison permises, ne sont pas néanmoins toujours permises.[Car quand Dieu en éloigne quelqu'une de nous 3 et que par l'événement, qui est une manifestation delà volonté de Dieu, il paraît que Dieu ne veut pas que nous ayons cette chose, cela nous est défendu alors comme le péché, puisqu^a volonté de Dieu est que nous n'ayons non plus l'un que l'autre^Il y a cette différence seule entre ces deux choses, qu'il est sûr que Dieu ne voudra jamais le péché, au lieu qu'il ne l'est pas qu'il ne voudra jamais l'autre. Mais tandis que ♦ Dieu ne la veut pas, nous la devons regarder comme péché, tandis que 5 l'absence de la volonté de Dieu, qui esj seule toute la bonté et toute la justice, la rend injuste et mauvais^ (XXV, 105.)

43. Nous implorons la miséricorde de Dieu, non afin qu'il nous

laisse en paix dans nos vices, maïs afin qu'il nous en délivre. (XXV ,^

44. Si Dieu nous donnait des maîtres de sa main, oh ! qu'il leur faudrait obéir de bon cœur ! La nécessité et les événements en sont infailHblement. (XXV, 115.)

45. Eritis sicut dii,scientes honum et malum^. Tout le monde fait le dieu en jugeant : Cela est bon ou mauvais ; et s'affligeant ou se réjouissant trop des événements. (XXV, 114).

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