‹ Pensées (volume 2)Chapitre 215 sur 306 · Entendue comme la Rome du protestantisme · texte numérisé non relu

Entendue comme la Rome du protestantisme

5. « Vois si la voie de l'iniquité est en moi. » (Ps. C>;XXVII, 24.)

faveurs'. Il faudrait avoir perdu le sens pour en conclure qu'elles sont donc en la voie de perdition.

26. Pour affaiblir vos adversaires, vous désarmez toute l'Église^.

27. ...S'ils' disent que notre salut dépend de Dieu, ce sont des hérétiques. S'ils disent qu'ils sont soumis au pape, c'est une hypocrisie. S'ils sont prêts à souscrire toutes ses constitutions*, cela ne suffit pas. S'ils disent qu'il ne faut pas tuer pour une pomme 5, ils combattent la morale des catholiques. S'il se tait des miracles parmi eux, ce n'est point une marque de sainteté, et c'est au contraire un soupçon d'hérésie.

28. ...Les trois marques de la religion : la perpétuité^, la bonne vie, les miracles. Ils détruisent la perpétuité par la probabilité 7 ; la bonne vie par leur morale; les miracles, en détruisant ou leur vérité, ou leur conséquence.

Si on les croit, l'Église n'aura que faire de perpétuité, sainteté ni miracles. Les hérétiques les nient, ou en nient la conséquence ; eux de même. Mais il faudrait n'avoir point de sincérité pour les nier, ou encore perdre le sens pour nier la conséquence.

29. ...Quoiqu'il en soit, l'Eglise est sans preuve, s'ils ontraison,

30. L'Eglise a trois sortes d'ennemis : les Juifs, qui n'ont jamais été de son corps ; les hérétiques, qui s'en sont retirés; et les mauvais chrétiens, qui la déchirent au dedans.

Ces trois sortes différentes d'adversaires la combattent d'ordinaire diversement. Mais ici ils la combattent d'une même sorte. Comme

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