V. Gr
2. On a dit non sans raison de cette prière : « Ce n'est ni par l'enthousiasme du Psalmiste, ni par l'imagination échauffée des ascètes, que cette prière s'élève, c'est par des raisons qui se déduisent les unes des autres et se succèdent comme les degrés d'une échelle mystique. C'est une argumentation passionnée dans
laquelle un homme mortel raisonne avec Dieu. » (Nisard, Hist. de la litt. fr.") Il faut remarquer cependant que ce caractère n'est pas exclusivement propre à la prière de Pascal : rien n'est plus ordinaire aux prophètes, à Isaïe en particulier, que d'argumenter ainsi, en quelque façon, avec l'Eternel, en lui adressant les vœux. (Cf.
h. VIII et IX ; XV et XVI, etc.)