Cf. Introduction, Travaux scientifiques de Pascal
4. Pascal qui avait adopté les idées de Descartes sur la question de l'au-
tomatisme des bétes semble ici s'en séparer.
5. Après avoir partagé les doctrines de Descartes sur le progrès constant et indéfini de l'humanité (v. Préface d'un Traité du Vide), Pascal semble vouloir conclure du va-et-vient des phénomènes astrononomiques à une marche en avant toujours discontinue et intermittente. Tout à l'heure il paraîtra admettre une idée plus différente encore des doctrines cartésiennes, celle d'un développement ou d'une évolution qui n'aurait rien de nécessaire ni de régulier dans son cours, que les circonstances pourraient toujours arrêter, suspendre indéfiniment ou même diriger dans une voie contraire au véritable progrès.
6. « Les changements (comme ceux de la richesse à la simplicité)
23. La nature agit par progrés, itus et redifus. Elle passe et revient, puis va plus loin, puis deux fois moins, puis plus que jamais, etc. Le flux de la mer se fait ainsi; le soleil semble marcher ainsi ' . (XXIV, 89 bis.)
24. Tout ce qui se perfectionne par progrès périt aussi par progrés 2. Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort. On a beau dire : Il est crû, il est changé. Il est aussi de même. (XXIV, 96 bis.)
25. Les athées doivent dire des choses parfaitement claires 3; or il n'est point parfaitement clair que l'âme soit matérielle 4, (XXIV, 98.)
26. Incrédules, les plus crédules s. Ils croient les miracles deVespasien, pour ne pas croire ceux de Moïse ^. (XXIV,
27. Écrire contre ceux qui approfondissent trop les sciences.
Descartes". (XXIV, 100.)
28. Descaries. Il faut dire en gros : Cela se fait par figure et mouvement, car cela est vrai. Mais de dire quelles, et composer la machine, cela est ridicule ; car cela est inutile et
plaisent d'ordinaire aux grands. » (Hor., Od., 5, 29, 13.)
1. Ici Pascal avait représenté par une ligne sinueuse la œurbe générale du flux de la mer et du mouvement apparent du soleil.
2. C'est la réfutation directe de la sixième partie du Discours de la Méthode et par suite de la fameuse Esquisse de Condorcet sur les Progrès de l'Esprit humain. On professait à Port-Royal que, si les temps modernes doivent au christianisme une supériorité infinie dans l'ordre religieux, l'autiquité garde pour elle l'avantage du génie artistique et littéraire, et qu'on ne verra désormais rien d'égal aux Cicéron et aux Virgile.