‹ Pensées (volume 2)Chapitre 95 sur 306 · Descartes inutile et incertain î. (XXIV, loo ter · texte numérisé non relu

Descartes inutile et incertain î. (XXIV, loo ter

30. Athéisme, marque de force d'esprit, mais jusqu'à ua certain degré seulement +. (XXIV, loi.)

31. Quand on dit que le chaud n'est que le mouvement de quelques globules, et la lumière le conatus recedendi> que nous sentons, cela nous étonne. Quoi, que ^ le plaisir ne soit autre chose que le ballet des esprits 7 ? Nous en avons conçu une si différente idée ! et ces sentiments-là nous semblent si éloignés de ces autres, que nous disons être les mêmes que ceux que nous leur comparons * ! Le sentiment du feu, cette chaleur qui nous affecte d'une manière tout autre que l'attouchement, la réception du son et de la lumière, tout cela

1. « Je ne puis pardonner à Descartes, disait Pascal ; il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir sp passer de Dieu, mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement : après cela, il n'a plus que faire de Dieu. » (Marg. Périer, Mémoires.)

2. Ce dédain quelque peu outré pour la philosophie rappelle les emportements d'un Lactance contre ceux qu'il appelle sapientia catipaites, ou d'un Hermias, dans son Irtsio philosophoriim. Ces exagérations, au surplus peuvent convenir à un traitement moral et porter dans les âmes un trouble salutaire.

3. C'était un des thèmes favoris de Pascal dans la conversation. La matière subtile était pour lui une source habituelle de plaisanteries, et quand il voulait donner l'exemple d'une rêverie embrassée par entêtement, il ne manquait pas de citer la théorie cartésienne de l'espace. (Nicole, Lett., 83.)

4. Montaigne avait distingue la foi des simples, celle que nous appelons la foi du charbonnier, puis l'incrédulité, qui témoigne d'une viguatr

moyenne, et enfin la croyance savante et réfléchie, qui convient aux plus grands esprits, plus rassis et clairvoyants. (£«., I, 54.) C'était déjà la théorie de Pascal sur les demi-habiles (III, 18) et l'athéisme.

5. La force centrijuge, oui projette jusqu'à notre œil les ondei lumineuses, comme la pierre jetée dans V'isLu y produit des ondes liquides, ou comme une détonation survenant dans l'air y forme des ondes sonores.

C'est la doctrine de Descartes ( Pritic. phil., III), enseignée encore aujourd'hui sous le nom de théorie des tmdulations.

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