‹ Pensées (volume 2)Chapitre 98 sur 306 · Cf. même art · texte numérisé non relu

Cf. même art

7. Dans la langue d'Épictète, qui semble avoir inspiré ce fragment, l'esclave, c'est le mondain ; son maitre est le bien sensible, qui tour à tour le flatte et le trompe, mais toujours l'asservit.

PEKSEES DE PASCAL

37. Tous leurs principes sont vrais, des pyrrhoniens, des stoïques, des athées, etc. Mais leurs conclusions sont fausses, parce que les principes opposés sont vrais aussi 2. (XXV, 29.)

38. Les philosophes ont consacré les vices, en les mettant •en Dieu même; les chrétiens ont consacré les vertus. (XXV, 30.)

39. Immatérialité de l'âme. Les philosophes qui ont dompté leurs passions ; quelle matière l'a pu faire ' ? (XXV, 31.)

40. Qu'est-ce qui sent le plaisir en nous ? Est-ce la main ? •est-ce le bras ? est-ce la chair ? est-ce le sang ? On verra bien qu'il faut que ce soit quelque chose d'immatériel 4. (^Édition ^eP. R., XXIII, 2.)

41. Philosophes. La belle chose, de crier à un homme qui ne se ■connaît pas, qu'il aille de lui-même à Dieu s ! Et la belle chose de le dire à un homme qui se connaît^. (XXV, 32.)

42. Recherche (lu \i'ji bifii. Le commuo des hommes met le bien ■dans la fortune et dans les biens du dehors, ou au moins dans le divertissement. Les philosophes ont montré la vanité de tout cela, et l'ont mis où ils ont pu. (XXV, 32 bis.)

43. Pour les philosophes, 288 souverains biens?. (XXV, 32 ter.)

1. Il est vrai de dire avec les pyrrhoniens que l'homme est incapable ■de savoir certainement, avec les stoïques que la raison de l'homme participe de la nature divine, avec les athées que l'existence du mal dans k monde tém.oigne qu'il n'est pas ■soumis à l'action d'un Dieu : ce qui n'empêche pas cependant leurs conclusions à tous d'être fausses.

2. On peut soutenir en effet ■contre les pyrrhoniens que l'homme n'est pas incapable d'atteindre la vérité (cf. 6), contre les stoïques que la véritable nature de l'homme est l'animalité, contre les athées que l'existence du bien témoigne de l'rction d'un Dieu sur le monde. Ce qui concilie toutes les antinomies, c'est la doctrine du péché originel.

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