XXIX
La dernière chose qu on trouve , eu faisant un ouvrage , est de savoir celle qu'il ^ut mettre la
première.
Dans le discours , il ne faut point détourner
l'esprit d une chose à une autre , si ce n'est pour le délasser ; mais dans le temps où cela est à propos , et non autrement ; car qui veut délasser hors de . propos , lasse. On se rebute et on quitte tout là :
VBEmÈEE ART. X.
tant il est\lifficile de rien obtenir de l'homme que par le plaisir, qui est la mounoie pour laquelle nous donnons tont ce qu*on veut !
Xk. ISl I*
Quelle vanité que la peintttre, qui attire Tad* miration par la ressemblance des cboses dont on n'admire pas les originaux !
tJn même sens change selon les paroles' qui
l'cxprimeat. Les sens rc(^*oiveut des paroles leur dignité, au lieu de la leur donner.
Ceux qui sont accoutumés a juger par le sentie ment ne comprennent rien aux chose» de raisonnement , car ils veulent d*abord pénétrer d*une vue f et ne sont point accoutumés k chercher les principes. Et les autres, au contraire, cj^ui sont accoutumés k raisonner par principes , ne comprennent rien aux choses de sentiment , y cherchant des principes , et ne pouvant voir d une vue*
La vraie éloquence se moque de l'éloquence :
la vraie morale se moque de la morale ; c'est-àdire 9 que la morale du jugement se moque de la
morale de lYsprit, qui est sans règle.
Sy/j F£^'â£CS d£ PASCAL,
^Sk. d&
Toute» les fausses beautés que nous blâmons dans
CicéroD ont des admirateurs en grand nombre.
Se moquer de la philosophie , c*est Ti^aiment
philosopher.
Il y a beaucoup de gens qui entendent le sermon de lapméme manière qu*ils entendent vdpres-