DEUXIÈME CONCLUSION
D’après les termes du programme, la seconde expérience devait consister dans la constatation de l’insensibilité des sujets. Mais, après avoir rappelé les restrictions imposées à vos commissaires, que la face était mise en dehors et soustraite à toute tentative de ce genre, qu’il en était de même pour toutes les parties naturellement couvertes, de sorte qu’il ne restait que les mains et le cou ;
Après avoir rappelé que, sur ces parties, il n’était permis d’exercer ni pincements, ni tiraillements, r.i contact d’aucun corps, soit en ignilion, soit d’une température un peu élevée ; qu’il fallait se borner à enfoncer des pointes d’aiguilles à la profondeur d’une demi-ligne ;
Qu’enlin la face étant en grande partie couverte par un bandeau, nous ne pouvions juger de l’expression de la physionomie pendant qu’on cherchait à provoquer de la douleur;
Après avoir rappelé toutes ces restrictions, nous sommes fondés à déduire de ces laits :
i° Qu’on ne pouvait provoquer que des sensations douloureuses très-modérées ;
3° Qu’on ne pouvait les faire naître que sur des parties habituées peut être à ce genre d’impression ;
3° Que ce genre d’impression était toujours le même, qu’il résultait d’une sorte de tatouage;
4® Que la figure et surtout les yeux, où se peignent plus particulièrement les impressions douloureuses, étaient cachés à vos commissaires;
5° Qu’en. raison de ces circonstances, une impassibilité, môme complète , absolue, n’aurait pu pour nous être une preuve concluante de l’abolition de la sensibilité chez le sujet en question.