TROISIÈME CONCLUSION
Le magnétiseur devait prouver aux commissaires que, par la seule intervention de sa volonté, il avait le pouvoir de rendre, soit totalement, soit partiellement, la sensibilité à sa somnambule, ce qu’il appelait restitution de la sensibilité.
Mais, comme il lui avait été impossible de nous prouver expérimentalement qu’il avait enlevé, qu’il avait isolé la sensibilité chez cette jeune fille, cette expérience étant corrélative de l’autre, il lui a été, par cela même, impossible de prouver la restitution de cette sensibilité. Et d’ailleurs il résulte des faits par nous observés que toutes les tentatives faites dans ce sens ont complètement échoué.
La somnambule accusait tout autre chose que ce qu’il avait annoncé. Vous le savez, messieurs, nous en étions réduits, pour la vérification, aux assertions
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MAGNÉTISME ANIMAL. 3y5
de la somnambule. Certes, lorsqu’elle affirmait aux commissaires qu’elle ne pouvait avancer la jambe gauche, par exemple, ce n’était pas une preuve pour eux qu’elle fût magnétiquement paralysée de ce membre. Mais, alors encore son dire n’était pas d’accord avec les prétentions de son magnétiseur : de sorte que de toutcela résuitaientdes assertions sans preuve, en opposition avec d’autres assertions également sans preuve.
quatrième conclusion.
Ce que nous venons de dire pour l’abolition et la restitution de la sensibilité peut s’appliquer de tout point à la prétendue abolition et à la prétendue restitution du mouvement. La plus légère preuve n’a pu être administrée à vos commissaires.