‹ Pensées d'un croyant catholiqueChapitre 24 sur 50 · III. — L'HOMME SUICIDE COMMET UX CRIME CONTRE LUI-MÊME · texte numérisé non relu

III. — L'HOMME SUICIDE COMMET UX CRIME CONTRE LUI-MÊME

L'immortalité de l'àme est une conséquence nécessaire de l'existence de Dieu, comme nous l'avons prouvé ailleurs. Si le suicide est aujourd'hui d'une fréquence inouïe et désolante, c'est parce qu'on a nié l'âme immortelle, et que l'on est par conséquent matérialiste. (1) Celui qui s'expose librement et volontairement au danger manifeste d'être souverainement malheureux mérite de l'être, et il est cruel et criminel envers lui-même ; or c'est ce que fait le suicide. Il sait où il doit savoir qu'il est destiné à un bonheur ou à un malheur éternel, selon qu'il aura rempli ou non la mesure des devoirs que Dieu demande d;j lui : or il doit raison-

(1) Que ne iiie-t-on pas aujourd'hui? On finira par tout nier, parce qu'on ne peut ou on ne veut rien comprendre, on plutôt pareequ'onne veut rien pratiquer.

nablement juger qu'il n'a point encore rempli tous ses devoirs puisqu'à chaque jour sont attachés des devoirs nouveaux. Donc il commet une grande iniquité, un crime envers son aine, envers lui-même. (La division ci-dessus adoptée n'est au fond que celle de la philosophie de Lyon. Voyez t. m.)

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