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mais c'est qu'on avait un autre principe de conâtitation en ce temps.
Avec une constitution qui serait telle que tout écart de la presse serait une infraction de son principe ou de ses clauses, il s'en commettrait fort peu. Cela est dans la vérité, dans la nature, dans l'expérience même des choses. Tout serait crime, et il y aurait moins de crimes. Cette assertion semble bizarre , et elle est certaine.
Avec une constitution fondée sur un prin* cipe opposé, il y à beaucoup moins d'actions qui soient réputées criminelles; mais de celles qui le sont , il s'en commet un bien plus grand nombre. Et de ces deux choses » la première est incontestablement la cause de l'autre.
Peut-être aussi en est-elle l'excuse.
Si vous craignez les égaremens de la presse, ayez une constitution qui les exclue. Si vous avez une constitution qui les provoque , ou
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changez votre constitution, ou supportez-les.
Il y a des lois vicieuses qui multiplient les crimes. Cela est vrai à plus forte raison de la première de toutes les lois, la constitution , quand elle est vicieuse.
Vous faites des lois rigoureuses contre la presse, et demeures confondu parce qu'elles sont impuissantes. G'^t que la constitution, comme il est naturel, a plus de force et d'au- ,torité que vos lois, et que le principe de vos lois n'est plus d'accord avec le principe de votre constitution.
Ayez une constitution légitime et vraie , qui rende à Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César, au peuple ce qui est au peuple; qui définisse mieux les libertés, et mieux le pouvoir ; qui assigne plus exactement aux premières leur but , au second , sa destination et son origine ; qui dise uniformément du pouvoir et des libertés, ils seront stables et hors d'examen : qu'en même