‹ Pensées d'une solitaire: précédées de fragments inéditsChapitre 5 sur 25 · VI MADAME LOUISB ACKERMANN · texte numérisé non relu

VI MADAME LOUISB ACKERMANN

C*est à Berlin qu'elle rencontra Paul Ackermann. Déjà elle y avait fait un séjour prolongé, ayant obtenu de sa mère de la laisser s*y perfectionner dans Tallemand, — afin, disait-elle plaisamment, de couper court aux leçons trop envahissantes de « l'excellent Stanislas Jullien ».

Car elle avait voulu savoir jusqu'au chinois. Mais le chinois, ajoutait-elle, jamais on n'a fini de le savoir,

« Le Berlin d'alors était bien la ville de mes rêves. A peu d'exceptions près, ses habitants ne vivaient que pour apprendre ou pour enseigner. Les questions philosophiques et littéraires y passionnaient seules les esprits *. »

C'était encore l'Allemagne de M^e de Staël.

Aussi, à quelques années de là, ayant perdu sa mère et marié ses sœurs, Louise Ackermann n'hésita-t-elle pas à y aller attendre chez de bons amis que « son âge lui permît de vivre seule** ».

Paul Ackermann, fixé à Berlin depuis peu, y collaborait à la publication de la correspon-

* Autobiographie.

♦ Ibid.

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